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Le géant agroalimentaire veveysan Nestlé, première capitalisation boursière européenne, a perdu un rang (14e) au classement mondial, avec 225 milliards de dollars (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Après le Brexit, les géants informatiques américains Apple, Alphabet (Google) et Microsoft ont perdu de la valeur, mais restent les entreprises affichant la capitalisation boursière la plus élevée au monde. Les groupes suisses ne sont plus que huit dans le top-100.

Les turbulences boursières liées à la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne (UE) ont aussi eu des conséquences sur le classement des 100 entreprises les plus chères du monde. A la clôture des Bourses le 28 juin, leur capitalisation totale avait perdu presque 340 milliards de dollars (333 milliards de francs) par rapport au 22 juin, veille du référendum, a indiqué jeudi le cabinet d'audit et de conseil EY.

Par rapport à fin 2015, la valeur des trois plus grandes sociétés suisses, l'entreprise alimentaire Nestlé et les pharmaceutiques Novartis et Roche, a diminué quant à elle de 7,7 milliards de dollars (-8%). Nestlé - première capitalisation européenne - a perdu un rang (14e) avec 225 milliards de dollars, Roche cinq rangs (19e) avec 214 milliards de dollars et Novartis dix rangs (29e) avec 183 milliards.

Au niveau mondial, les dix entreprises les plus chères ont leur siège aux Etats-Unis, qui abritent aussi 55 des 100 premières (contre 53 fin-2015). L'Europe perd du terrain: elle ne compte plus que 23 sociétés parmi les 100 premières, contre 27 fin-2015. Depuis le début de l'année, ces 100 entreprises ont perdu 2% de leur valeur.

Le numéro un reste Apple, connu pour ses téléphones multifonctions iPhone, avec une capitalisation de 513 milliards de dollars. Elle a toutefois connu une baisse de 73 milliards (-13%) depuis le début de l'année. Apple précède Alphabet, la maison-mère de Google, qui a aussi perdu des plumes (-11%), à 471 milliards. Microsoft est 3e avec 389 milliards (-12%).

La Suisse au 4e rang

Au nombre d'entreprises actuellement présentes dans le "club" des 100 plus chères, la Suisse (3 entreprises) se place au 7e rang, derrière les Etats-Unis (55), la Chine/Hongkong (11), la Grande-Bretagne (7), le Japon (5) et la France et l'Allemagne (4). A l'aune de la valeur boursière totale, la Suisse occupe le 4e rang.

Stefan Rösch-Rütsche, responsable des services des transactions chez EY Suisse et cité dans le communiqué, explique la forte perte de valeur des entreprises suisses par le degré élevé d'internationalisation. "Les grands groupes cotés au SMI réalisent en moyenne quelque 90% de leur chiffre d'affaires à l'étranger et dépendent ainsi du libre marché mondial et du renforcement de la globalisation".

Pour la Suisse, l'enjeu est grand en ce moment, avertit M. Rösch-Rütsche: "La Grande-Bretagne est un marché important. Si son économie devait souffrir, cela aurait aussi des effets sur la Suisse". Quelques sociétés suisses, notamment dans le secteur financier, ont fortement plongé par rapport à fin-2015: UBS est passé du 105 au 184e rang, Zurich du 252e au 269e.

Les Etats-Unis mieux que l'Europe

Depuis le début de l'année, la valeur boursière des entreprises basées aux Etats-Unis a évolué de manière nettement plus favorable que celle des sociétés européennes. Parmi les 100 premières, les états-uniennes ont été 58% à augmenter leur capitalisation, contre seulement 35% en Europe.

Selon Stefan Rösch-Rütsche, les événements négatifs tels que le Brexit et les crises de la Grèce, de la dette et des réfugiés n'y sont pas étrangers. Ils nourrissent le scepticisme des investisseurs en Europe. Mais ces facteurs ne sont pas les seuls à expliquer la différence entre Etats-Unis et Europe: selon le représentant d'EY, les Etats-Unis sont plus dynamiques, notamment dans le domaine numérique.

ATS