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Si les directeurs financiers suisses prévoient un boom économique, leur optimisme reste fragile, en particulier face à un éventuel renforcement du franc, selon Deloitte (photo symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Economie revigorée, progression plus rapide des chiffres d'affaires, marges plus élevées et investissements en hausse: les perspectives pour les entreprises suisses n'ont jamais été aussi bonnes depuis le choc du franc fort, selon un sondage.

Les directeurs financiers (CFO) suisses se montrent positifs pour 2018. Plus de deux tiers (68%) des 114 CFO interrogés pour le 3e trimestre 2017 sont optimistes concernant les perspectives commerciales de leur entreprise, révèle un sondage publié mardi par le cabinet de conseil Deloitte. Ils étaient 66% lors des deux derniers trimestres.

"Les CFO suisses attendent avec impatience la reprise: tous les indicateurs pertinents sont en hausse", relève Michael Grampp, chef économiste de Deloitte Suisse, cité dans le communiqué. Toutefois, "la reprise économique, attendue pour 2018, doit encore se concrétiser", poursuit-il.

Les perspectives conjoncturelles sont favorables. Ainsi, près de trois quarts (74%) des CFO jugent positivement les perspectives pour l'économie suisse au cours des douze prochains mois. Ils étaient 71% au trimestre précédent. Seule une petite partie (11%) d'entre eux se montrent pessimistes.

Globalement, "la plupart des entreprises suisses se sont relevées de la crise du franc, laquelle a eu des répercussions moins graves qu'attendu", souligne Michael Grampp.

Amélioration des bénéfices

Deux chiffres clés viennent illustrer la confiance des entreprises. Presque quatre CFO sondés sur cinq (79%) prévoient une hausse des ventes au cours des douze prochains mois, un chiffre en progression par rapport aux 76% enregistrés au trimestre précédent.

Ils sont aussi 41% à attendre des marges plus élevées (38% au dernier trimestre). Les bénéfices des entreprises suisses devraient ainsi progresser l'an prochain. L'affaiblissement du franc entraîne notamment une certaine détente de la pression sur les marges.

Les prévisions en matière d'investissements augmentent également. Près de la moitié (45%) des CFO s'attendent à une hausse des investissements de leur entreprise. Ces dépenses, prévues majoritairement en Suisse, devraient surtout concerner les produits et services innovants. Corollaire: une augmentation générale de la compétitivité et une diminution des coûts, note Deloitte.

Optimisme encore fragile

Les prévisions concernant l'évolution du nombre de collaborateurs continuent elles aussi à s'améliorer. Elles restent toutefois en retrait par rapport aux prévisions en matière d'investissement.

L'optimisme émanant des directeurs financiers sondés reste en outre fragile, en particulier face à un éventuel renforcement du franc, souligne le cabinet de conseil. Les risques liés aux taux de change se retrouvent ainsi au centre des préoccupations. Cette tendance est cependant moins marquée que par le passé, les entreprises s'étant mieux adaptées à l'environnement volatil et aux risques de change.

Les problèmes internes à l'entreprise (risques liés à la mise en application de nouvelles stratégies, à des projets ou à l'optimisation de processus) constituent la deuxième plus forte préoccupation des directeurs financiers. Les risques géopolitiques sont, en revanche, jugés moins importants qu'auparavant.

Taux d'intérêt attendus stables

Concernant la politique monétaire, les entreprises suisses ne prévoient pas de revirement des taux d'intérêt avant 2020.

Le sondage a été mené entre le 30 août et le 27 septembre. Au total, 114 CFO issus des sociétés cotées en Bourse et de grandes entreprises privées y ont pris part. Les participants représentent l'ensemble des grandes industries de l’économie suisse.

Plus largement, en Europe, l'optimisme est aussi de mise parmi les directeurs financiers. Les effectifs devraient notamment augmenter, chose encourageante face au chômage important dans les pays latins. L'incertitude diminue progressivement, sauf au Royaume-Uni en raison des incertitudes liées au Brexit.

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ATS