Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Connaître les taux de glucose, de lactate et d’autres substances est une question de vie ou de mort pour les patients en situation critique. L’EPFL a développé un dispositif microfluidique miniaturisé permettant aux médecins de suivre leur évolution en temps réel.

Pas plus grand qu’un paquet de chewing-gum, le prototype développé par le Laboratoire des systèmes intégrés de l’EPFL (LSI) se distingue par son apparente sobriété. Ce petit boîtier noir, dont émergent deux fins tubes, recèle toutefois de la haute technologie miniaturisée, indique vendredi l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

"Nous avons pu y intégrer à la fois des biocapteurs pour mesurer plusieurs substances dans le sang ou le sérum, et toute l’électronique pour communiquer en direct les résultats à une tablette via bluetooth", explique Sandro Carrara, scientifique au LSI.

Susceptible de se brancher sur un drain déjà en place, le nouveau système est beaucoup moins invasif que les multiples outils d’analyse qu’il est à même de remplacer. Il mesure en continu les taux sanguins de cinq substances: des métabolites (glucose, lactate et bilirubine) et des ions (calcium et potassium), toutes indicatrices de l’évolution de l’état de santé des patients hospitalisés aux soins intensifs.

"Aujourd’hui, plusieurs de ces valeurs font l’objet de mesures ponctuelles. Mais dans certains cas, leur évolution demande une réaction immédiate, que ne permettent pas les systèmes actuels", précise Sandro Carrara.

Moins de machines autour du patient

Sur la base de ce principe, jusqu’à 40 molécules pourraient être suivies en temps réel. Ce progrès permettra de diminuer drastiquement le nombre de machines autour du patient, un avantage pratique évident pour le corps médical et une diminution de l’impact psychologique de l’appareillage sur les proches.

Le prototype, réalisé par impression 3D, a déjà fait ses preuves sur des rongeurs. Des discussions sont en cours pour réaliser des tests au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Des industriels ont par ailleurs manifesté leur intérêt pour le développement de cet appareil. "Nous pourrons atteindre le marché d’ici deux à trois ans déjà", estime Sandro Carrara.

Cette avancée vers une médecine plus précise et plus efficace a été réalisée dans le cadre de l’initiative nano-tera, financée par la Confédération. L’appareil a été présenté jeudi à Atlanta dans le cadre de la conférence internationale IEEE BioCAS 2015.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.









ATS