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Naissance d'une étoile dans la constellation d'Orion vue par le télescope spatial Hubble: notre jeune soleil ressemblait peut-être à cela, projetant de la matière et du rayonnement dans le cosmos.

EPFZ/NASA/ESA

(sda-ats)

Le soleil a traversé il y a 4,5 milliards d'années une phase active au cours de laquelle il brillait beaucoup plus fort. C'est ce que rapportent des chercheurs zurichois et américains dans la revue Nature Astronomy après avoir analysé des morceaux de météorite.

L'Institut de géochimie et de pétrologie de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dispose d'un spectromètre de masse unique au monde, capable d'identifier certains gaz nobles avec une sensibilité dépassant d'un facteur 100 les appareils standards.

Avec des confrères de l'Université de Chicago, les scientifiques zurichois ont analysé des échantillons provenant de la météorite dite de Murchison, riche en inclusions de calcium et d'aluminium (CAIs/calcium-aluminum-rich inclusions). Il s'agit des premiers minéraux qui se sont formés il y a 4,5 milliards d'années, en se condensant à partir du brouillard solaire.

Ces matériaux sont issus d'un mélange de gaz à 2000 degrés qui s'est refroidi puis a été transporté en quelque millions d'années dans des régions plus éloignées du soleil où ils ont été assimilés à des astéroïdes, a indiqué mardi l'EPFZ dans un communiqué.

Rayonnement cosmique

L'équipe s'est penchée sur deux classes de CAIs et a mesuré leur teneur en hélium-3 et néon-21, des isotopes qui se forment lorsque ces gaz sont exposés au rayonnement cosmique. Leur présence permet de tirer des conclusions sur la durée d'exposition, notamment.

Sachant que la météorite de Murchison, arrivée sur Terre en Australie en 1969, a voyagé pendant 1,5 millions d'années dans l'espace, les scientifiques ont observé un taux anormalement élevé d'hélium-3 et de néon-21 sur une des deux classes de CAIs. Cela indique selon eux que ces inclusions ont été exposées à un rayonnement accru avant leur intégration dans l'astéroïde.

Les chercheurs ont calculé que le rayonnement du soleil était 50 fois plus élevé lors de la formation de ces minéraux que lorsque la seconde classe d'inclusions et le reste de l'astéroïde se sont condensés.

"De précédentes mesures de météorites laissaient supposer que le jeune soleil avait traversé une telle phase active, mais maintenant nous en avons une preuve convaincante", conclut Henner Busemann, co-auteur de ces travaux à l'EPFZ.

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ATS