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Les nouvelles infections par le virus du sida sont stables dans le monde et les décès sont en baisse. Mais le nombre de personnes vivant avec le VIH n'a jamais été aussi élevé, selon le rapport annuel d'ONUSIDA publié lundi à Genève.

Fin 2010, 34 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde, soit une hausse d'1,1 million de personnes d'une année sur l'autre. Cette augmentation reflète la stabilité des infections à VIH ainsi qu'une expansion significative de l'accès au traitement antirétroviral qui retarde l'issue fatale.

L'an dernier, 1,8 million de personnes sont mortes du sida, contre 1,9 million l'année précédente et un pic de 2,2 millions en 2006, a précisé l'agence de l'ONU dans son rapport publié en vue de la Journée mondiale contre le sida le 1er décembre.

Plus mauvais scores en Afrique australe

L'Afrique subsaharienne est la région la plus durement touchée par le VIH. L'ONU y recense 68% de toutes les personnes vivant avec le virus (23 millions) et 70% des nouvelles infections en 2010. Depuis 1998, le sida a fauché un million de vies au moins par an en Afrique subsaharienne.

En Asie du Sud et du Sud-Est, l'ONUSIDA estime à 270'000 le nombre de nouvelles infections en 2010, soit 40% de moins que lors du pic de l'épidémie, en 1996. Quatre millions de personnes vivent avec le virus et 250'000 personnes en sont mortes l'an dernier.

Poussée en Russie et en Ukraine

La situation en Europe de l'Est et Asie centrale contraste avec ces progrès. La région a connu une forte augmentation du nombre de personnes vivant avec le VIH (1,5 million), soit une hausse de 250% entre 2001 et 2010, avec 160'000 nouvelles infections l'an dernier et 90'000 décès. La Russie et l'Ukraine représentent près de 90% de l'épidémie dans la région.

La consommation de drogues injectables y demeure la principale cause d'infection, bien que la transmission ait également souvent lieu aux dépens des partenaires sexuels de ces consommateurs de drogues. Rien ne semble indiquer que l'épidémie se soit stabilisée dans cette région, car les nouvelles infections et décès liés au sida continuent d'y augmenter.

ATS