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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé mardi qu'un "oui" au référendum sur l'extension de ses pouvoirs serait la meilleure réponse aux "ennemis" de son pays. Il a promis de "nouvelles mesures" contre les Pays-Bas, qu'il a accusés de "terrorisme d'Etat".

"Nous allons travailler davantage" sur des mesures contre les Pays-Bas, a affirmé M. Erdogan lors d'une allocution à Ankara. "Ces erreurs ne seront pas résolues avec des excuses, nous avons plus à faire."

Une grave crise a été déclenchée par le refus des Pays-Bas d'autoriser samedi une visite du chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, suivi de l'expulsion de la ministre turque de la Famille Fatma Betül Sayan Kaya.

Le président turc s'est emporté contre ces décisions, parlant à plusieurs reprises de pratiques "nazies" ou "fascistes". Lundi soir, la Turquie a annoncé la suspension des relations au plus haut niveau avec les Pays-Bas et son refus du retour à Ankara de l'ambassadeur néerlandais.

L'ombre de Srebrenica

"Le terrorisme d'Etat montré par les Pays-Bas samedi a surtout porté préjudice à l'Europe et à l'Union européenne", a déclaré M. Erdogan mardi. Dans sa diatribe contre les Pays-Bas M. Erdogan a évoqué le massacre de Srebrenica (Bosnie) en 1995, que les Casques bleus néerlandais n'avaient pas réussi à empêcher, un épisode vécu comme un traumatisme dans le pays.

"Nous connaissons les Pays-Bas et les Néerlandais par le massacre de Srebrenica. Nous savons combien leur moralité (...) a été entamée par les 8000 Bosniens qui ont été massacrés", a-t-il ajouté. "Personne ne devrait nous donner de leçon de civilisation", a-t-il ajouté.

"Falsification de l'histoire"

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a répliqué en dénonçant une "falsification nauséabonde de l'Histoire". "Le ton d'Erdogan est devenu encore plus hystérique", a-t-il réagi à la chaîne de télévision privée RTL Nieuws. "C'est inhabituel et inacceptable".

ATS

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