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"Vous récolterez ce que vous avez semé", a lancé le président Erdogan, sous les huées de la foule.

KEYSTONE/AP Pool Presidential Press Service/YASIN BULBUL

(sda-ats)

La manifestation anti-Erdogan samedi à Berne continue de faire des vagues. Ankara a convoqué dimanche l'ambassadeur suisse en Turquie, Erdogan a menacé la Suisse, alors que la justice bernoise a ouvert une procédure pénale.

M. Erdogan a vivement critiqué les autorités suisses lors d'un discours à Istanbul dimanche : "Vous récolterez ce que vous avez semé", a-t-il lancé, sous les huées de la foule.

Le Ministère public régional Berne-Mitteland a ouvert cette procédure après la manifestation. Une banderole a suscité l'ire du président turc. Sur la banderole incriminée, on peut voir M. Erdogan visé par un pistolet, avec le slogan "Kill Erdogan with his own weapons" (Tuez ou tue Erdogan avec ses propres armes). L'affiche a été introduite dans la manifestation par un groupe d'autonomistes de gauche.

Les autorités turques ont exigé une enquête de la Suisse pour que les responsables rendent des comptes. Un avis partagé par le Ministère public régional, qui a ouvert une procédure pénale pour appel public au crime ou à la violence, a indiqué à l'ats Dominik Jäggi, porte-parole de la police cantonale bernoise. Il s'agit maintenant de déterminer dans quelle mesure les éléments constitutifs de l'infraction sont réunis.

Enquête de la police

La police avait remarqué la banderole lors de la manifestation, et immédiatement ouvert une enquête. Pour l'heure, personne n'a été arrêté.

Le directeur de la sécurité de la Ville de Berne, Reto Nause (PDC), a fait savoir dimanche à l'ats qu'une plainte serait déposée suite à ces événements, car les conditions fixées dans l'autorisation de manifester n'ont pas été respectées. Il n'était pas en mesure de dire qui viserait la plainte.

Le rassemblement à Berne s'est déroulé pacifiquement. Des associations kurdes, le PS et les Verts notamment, avaient appelé à la manifestation. Ils étaient soutenus par une trentaine d'organisations dont l'Union syndicale suisse, Terre des Hommes Suisse ou le groupe pour une Suisse sans armée. Les manifestants demandaient la liberté, le respect de l'Etat de droit et plus de démocratie en Turquie.

Les autorités turques "informées"

De son côté, le diplomate en poste Walter Haffner à Ankara s'est rendu dans l'après-midi au ministère turc des affaires étrangères. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé dimanche à l'ats cette information diffusée sur les ondes de la RTS.

Lors de sa conversation avec le représentant du ministère des affaires étrangères turc, l'ambassadeur suisse a confirmé que le cas est examiné par les autorités compétentes du canton de Berne. Il lui a également annoncé que les autorités turques seront informées du résultat de l'enquête, indique le DFAE dans une prise de position dimanche après-midi.

Le gouvernement turc reproche à la Suisse d'avoir autorisé une manifestation "où des symboles du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, ndlr.) sont affichés". Ankara, tout comme l'Union européenne et les Etats-Unis, considère le PKK comme un mouvement terroriste, mais pas la Suisse.

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ATS