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Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la Turquie mettrait en oeuvre son propre "paquet de sanctions" contre la Syrie, malgré l'échec de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui condamnait le régime syrien. Moscou et Pékin y ont apposé leur veto.

M. Erdogan a jugé "regrettable" que la résolution n'ait pas été adoptée, et a souligné que cela n'empêcherait pas son gouvernement de sanctionner le régime syrien qui réprime dans le sang un mouvement de contestation.

Le texte, rédigé par la France en coopération avec l'Allemagne, la Grande-Bretagne et le Portugal, laissait la porte ouverte à des sanctions contre le régime syrien si le président al-Assad poursuivait sur la voie de la répression.

La Chine et la Russie, deux membres permanents du Conseil de sécurité, ont opposé mardi leur veto à un projet de résolution des pays occidentaux menaçant le régime syrien de "mesures ciblées".

Expression de mépris

Le veto russe et chinois "est une expression de mépris pour les aspirations légitimes qui s'expriment courageusement en Syrie depuis cinq mois", a analysé l'ambassadeur français à l'ONU.

La réaction américaine a été très violente. "Les Etats-Unis sont furieux du fait que ce Conseil ait complètement échoué" dans sa tentative de traiter "un défi moral urgent et une menace croissante à la paix régionale", a déclaré l'ambassadrice à l'ONU Susan Rice.

Elle a implicitement condamné Moscou et Pékin qui, a-t-elle déclaré, "préfèreraient vendre des armes au régime" de Damas.

Vendre des armes

Le Canada a renforcé mardi ses sanctions contre Damas en visant en particulier le secteur pétrolier, sans toutefois freiner les activités du géant énergétique canadien Suncor dans ce pays.

Parallèlement, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui entretenait jadis des liens d'amitié avec le président al-Assad, a annoncé que son pays prendrait rapidement des sanctions contre le régime syrien, selon l'agence de presse Anatolie.

ATS