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Le procureur général du canton de Vaud, Eric Cottier, estime que les effectifs de la police lausannoise ne sont plus adaptés à la nouvelle situation de la ville. Face aux récents troubles qui ont agité le corps de police, il plaide pour une meilleure collaboration avec les autorités judiciaires.

Le magistrat accorde une grande importance à l'approche pluridisciplinaire de la sécurité, "qui concerne aussi le ministère public". Une volonté qui a été clairement affichée à Genève et Fribourg. Mais dans le canton de Vaud, il n'y a pas de cadre légal qui octroie au procureur une compétence particulière en matière de politique criminelle, regrette-t-il dans une interview au quotidien "24 Heures".

La collaboration "a été jusqu'ici beaucoup trop rare et essentiellement réactive", relève le magistrat qui la souhaiterait au contraire "régulière et proactive". Pour lui, il revient au politique de fixer les objectifs et d'accorder les moyens en matière de sécurité. Mais encore faut-il y associer tous les maillons de la chaîne pénale, qui va de la police sur le terrain au tribunal.

Policiers soutenus

Selon lui, la fatigue et le manque de motivation que ressent la police lausannoise actuellement sont liés surtout aux changements sociaux dans le chef-lieu vaudois. "Aujourd'hui, personne ne peut nier que les effectifs policiers ne sont plus adpatés à la nouvelle situation", estime-t-il.

Interrogé sur les affaires à répétition de policiers accusés d'abus d'autorité envers des prévenus, le procureur général nuance en rappelant que ces cas traités par la justice sont "infinitésimaux" par rapport au nombre d'interventions de la police. Il soutient en outre pleinement le recours à la force quand la sécurité des policiers est en jeu.

Revenant sur l'abandon de la direction de la police municipale par le municipal popiste Marc Vuilleumier, Eric Cottier s'avoue surpris: "Le citoyen que je suis n'a pas compris qu'on puisse procéder de la sorte", admet-il. Mais il précise ne pas s'exprimer en tant que procureur. "La police a un chef et ça s'arrête là", conclut-il.

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ATS