Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les avocats d'Erwin Sperisen, Florian Baier, à gauche, et Giorgio Campa, n'ont pas obtenu sa mise en liberté immédiate. L'ex-chef de la police du Guatemala doit rester à Champ-Dollon jusqu'à ce que le Tribunal fédéral statue sur son recours contre la prison à vie (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Erwin Sperisen restera en prison jusqu'à ce que le Tribunal fédéral (TF) statue sur son recours. La Chambre pénale d'appel et de révision de Genève a rejeté la demande de mise en liberté déposée par l'ex-chef de la police du Guatemala.

L'ordonnance a été notifiée lundi, ont annoncé ses avocats Giorgio Campa et Florian Baier. Double national suisse et guatémaltèque, Erwin Sperisen a été reconnu coupable par la justice genevoise, en mai 2015, d'avoir pris part à l'exécution extrajudiciaire de dix détenus entre 2005 et 2006. Il a recouru contre sa condamnation à vie en septembre 2015.

Dans leur demande de mise en liberté immédiate, datée du 27 mars, ses avocats se sont appuyés sur l'acquittement récent, à Madrid, de l'ex-ministre de l'intérieur guatémaltèque Carlos Vielmann. Ce supérieur direct de M. Sperisen était accusé d'avoir autorisé l'assassinat de huit détenus. Quant à son subordonné, Javier Figueroa, il a déjà été acquitté par la justice autrichienne en 2013.

"Acharnement" judiciaire

Les deux hommes de loi estiment que ces acquittements mettent à mal la motivation de la justice genevoise selon laquelle leur client faisait partie d'une structure criminelle paraétatique. La décision "sans surprise" de la Chambre pénale d'appel et de recours "ne fait que confirmer l'acharnement dont la justice genevoise fait preuve" à l'encontre de M. Sperisen, écrivent-ils.

Dans l'attente de la décision du TF, Erwin Sperisen continue donc à être détenu à Champ-Dollon, dans une cellule individuelle en raison de son ex-fonction. Il dispose d'un délai de 30 jours pour recourir auprès du TF contre le refus de mise en liberté. "Il se peut que, dans l'intervalle, le TF statue sur le recours de septembre 2015", commente Me Campa.

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

ATS