Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

A la recherche de fonds pour renflouer les caisses du petit village catalan de Rasquera, ses habitants ont voté mardi en faveur d'un "projet anti-crise" original. Le maire proposait de planter du cannabis sur un terrain de sept hectares.

Au total, 308 habitants sur les 804 majeurs de ce village du nord-est de l'Espagne ont dit "oui" au projet. Soit 56,3% des votants, contre 43,7% de non (239). Ce score est toutefois très éloigné de la barre des 75% fixée par l'édile Bernat Pellisa.

Mais le maire, qui avait menacé de démissionner avec toute son équipe s'il n'obtenait pas ce score, a remis sa décision à plus tard. Il a estimé que cela relèverait de l'"irresponsabilité" de se prononcer dans la précipitation.

40 emplois créés

Le "plan anti-crise" préconise de louer sept hectares de terres à l'Association barcelonaise de consommation privée de cannabis (ABCDA), un groupement de fumeurs de haschisch, afin qu'elle puisse y cultiver du chanvre indien pour ses 5000 membres.

La localité de Rasquera vit principalement de la culture de la vigne et des oliviers. Lourdement endettée, comme de nombreuses communes espagnoles, elle a imaginé cette solution inattendue pour faire face à sa dette de 1,3 million d'euros. La consommation privée de drogue n'est pas un délit en Espagne, alors que sa vente l'est.

Très sérieusement, la municipalité prévoit de créer 40 emplois, directs ou indirects, grâce à ces plantations de cannabis. Elle a défendu son projet en expliquant que le prix de location des terres devrait être multiplié par plus de dix par rapport aux baux normaux.

ATS