Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La droite a remporté dimanche, sans surprise, la majorité absolue aux élections législatives en Espagne, portée au pouvoir par un pays inquiet et sans illusions. Les citoyens ont choisi de sanctionner le gouvernement socialiste, mais se préparent à une nouvelle cure de rigueur.

Le Parti populaire (PP) mené par Mariano Rajoy, 56 ans, qui devrait diriger le prochain gouvernement, gagnerait 181 à 185 sièges (43,5% des suffrages) tandis que le Parti socialiste (PSOE), au pouvoir depuis 2004, n'en aurait que 115 à 119 (30%), selon un premier sondage publié à la clôture des bureaux de vote.

Le PP sera ainsi en mesure de gouverner seul le pays, sans alliances avec les partis nationalistes régionaux comme c'est le cas aujourd'hui pour les socialistes. 350 députés et 208 sénateurs étaient élus dimanche pour quatre ans au scrutin proportionnel.

Les socialistes espagnols, au pouvoir depuis 2004, deviennent ainsi les nouvelle victimes d'une crise qui a déjà balayé les gouvernements grec et italien.

Entrée d'une coalition basque

Cette victoire était donc attendue dans un pays frappé durement par la crise et le chômage, les mesures d'austérité du gouvernement socialiste l'ayant rendu très impopulaire. Mais le PP a justement fait campagne sur de nouvelles mesures de rigueur, pour permettre au pays de réduire son déficit public et de rassurer ainsi les marchés financiers, doutant depuis des mois de la solidité du pays.

Parmi les autres partis, le parti nationaliste catalan CiU (Convergencia i Unio) gagnerait 13 à 15 sièges tandis que la coalition écolo-communiste IU (Izquierda Unida) en aurait 9 à 11.

Enfin, toujours selon ce sondage, la coalition indépendantiste basque Amaiur, issue de la mouvance Batasuna, bras politique de l'ETA illégal depuis 2003, fait son entrée au Parlement espagnol, avec 6 à 7 sièges. Et ce un mois après l'annonce historique de l'ETA qui a mis fin à 40 ans de violence.

Les nouvelles mesures de rigueur qui se profilent, dont les grandes lignes devraient être annoncées ces prochains jours, pourraient attiser la grogne sociale qui s'est installée dans le pays.

ATS