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Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez (a gauche) a accueilli le président indépendantiste catalan Quim Torra (à droite) au palais de la Moncloa, le siège du gouvernement, à Madrid.

Keystone/AP/ANDREA COMAS

(sda-ats)

Le nouveau chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a reçu lundi le président indépendantiste catalan Quim Torra pour une première réunion au sommet. Leur rencontre est destinée à apaiser les tensions après la tentative de sécession d'octobre 2017.

Cette rencontre, la première depuis plus de deux ans entre un chef de gouvernement espagnol et un président régional catalan, a débuté en fin de matinée au palais de la Moncloa, le siège du gouvernement. Les deux hommes se sont souri et ont échangé une poignée de mains sur les marches de la résidence. Le dirigeant catalan a offert à M. Sanchez un livre de cartes historiques de la Catalogne et une bouteille de ratafia, une liqueur traditionnelle, à base de noix vertes, d'herbes et d'épices, que les Catalans aiment consommer

Arrivé au pouvoir le 1er juin grâce notamment aux voix des indépendantistes catalans, lors du vote d'une motion de censure contre le conservateur Mariano Rajoy, Pedro Sanchez a tout de suite promis d'apaiser les tensions avec la Catalogne. Deux semaines auparavant, il avait qualifié Quim Torra de "Le Pen de la politique espagnole".

Passant de la parole aux actes, le gouvernement a transféré mercredi dans des prisons en Catalogne six des neuf dirigeants indépendantistes incarcérés près de Madrid pour leur rôle dans la tentative de sécession. Mais les positions de Madrid et de l'exécutif catalan sont si opposées sur la question de l'autodétermination de cette riche région du nord-est de l'Espagne que la réunion risque de n'apporter aucune avancée concrète.

Non, non, non et non

Investi mi-mai à la tête de la Generalitat, Quim Torra, membre de l'aile dure du mouvement séparatiste, a annoncé qu'il soulèverait à la Moncloa la question d'un référendum d'autodétermination. Mais plusieurs membres du gouvernement ont déjà répondu "non" à cette requête.

La ministre de la Politique territoriale Meritxell Batet avait prôné début juin une révision de la Constitution afin d'aller vers une structure fédérale. Mais avec 84 députés sur 350, les socialistes n'ont aucune chance de la voir aboutir. "Il n'y a pas de majorité en Espagne pour faire une révision de la Constitution. La droite peut la bloquer", note Fernando Vallespín, professeur de sciences politiques à l'Université autonome de Madrid.

La Catalogne a été l'automne dernier le théâtre de la plus grave crise politique qu'ait connue l'Espagne depuis son retour à la démocratie: le gouvernement régional de Carles Puigdemont a organisé un référendum illégal d'autodétermination le 1er octobre, marqué par des violences policières, avant que le parlement catalan ne déclare unilatéralement l'indépendance le 27 octobre.

En réponse, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy avait - avec l'appui de Pedro Sanchez alors dans l'opposition - destitué l'exécutif régional, dissout le parlement catalan et convoqué de nouvelles élections régionales. Un scrutin remporté le 21 décembre par les indépendantistes, dont les principaux dirigeants ont été emprisonnés ou ont fui à l'étranger comme M. Puigdemont qui attend en Allemagne la décision de la justice sur la demande d'extradition de l'Espagne.

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ATS