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Professeurs et étudiants ont manifesté jeudi à Madrid et Barcelone contre les coupes budgétaires qui frappent l'éducation. Ils redoutent la victoire à la droite, qui devrait être suivie de nouvelles mesures de rigueur, à l'issue des législatives dimanche.

"Pour une éducation publique de qualité, non aux coupes budgétaires", "l'éducation ne se vend pas, elle se défend", proclamaient des banderoles portées par le cortège d'étudiants à Madrid. Ils ont rejoint les milliers d'enseignants mobilisés depuis septembre contre les économies décidées par le gouvernement régional de droite.

Six personnes ont été interpellées, selon des journalistes sur place, lors de brefs incidents qui ont éclaté quand un groupe de manifestants a tenté de forcer un cordon de policiers déployés devant la Chambre des députés, dans le centre de Madrid.

Grogne à Barcelone

A Barcelone, environ 2000 étudiants en grève ont également manifesté aux cris de "Public oui, privé non".

Responsables en Espagne des lourds budgets de la santé et de l'éducation, les 17 régions autonomes doivent ramener à 1,3% de leur PIB leur déficit public pour que le pays puisse tenir son objectif, fixé par le gouvernement central à 6% du PIB cette année. Pour tenter de s'y tenir, plusieurs, dont Madrid et la Catalogne, ont ordonné des coupes dans les services publics.

A trois jours des législatives, celui qui devrait diriger le futur gouvernement de droite, Mariano Rajoy, chef du Parti populaire (PP), a d'ores et déjà annoncé des coupes budgétaires supplémentaires afin de rassurer les marchés financiers.

ATS