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La droite a remporté dimanche, sans surprise, la majorité absolue aux élections législatives en Espagne, portée au pouvoir par un pays inquiet et sans illusions. Les citoyens ont choisi de sanctionner le gouvernement socialiste, mais se préparent à une nouvelle cure de rigueur.

Le Parti populaire (PP) mené par Mariano Rajoy, 56 ans, qui devrait diriger le prochain gouvernement, gagne 186 sièges tandis que le Parti socialiste (PSOE), au pouvoir depuis 2004, n'en a que 111.

Pour la droite, il s'agit d'une victoire historique, puisque c'est son meilleur résultat depuis le retour à la démocratie, pour les socialistes du pire. Le PP sera ainsi en mesure de gouverner seul le pays, sans alliances avec les partis nationalistes régionaux comme c'est le cas aujourd'hui pour les socialistes.

Les socialistes espagnols, au pouvoir depuis 2004, deviennent ainsi les nouvelles victimes d'une crise qui a déjà balayé les gouvernements grec et italien.

Il n'y aura pas de miracle, selon Rajoy

Mariano Rajoy, acclamé par ses partisans, a promis un "effort solidaire" pour "faire la guerre à la crise", mais a reconnu qu'"il n'allait pas y avoir de miracle" face à une situation économique très difficile.

"Je n'aurai pas d'autre ennemi que la crise économique", mais aussi "le chômage, le déficit, la dette excessive, la stagnation économique et tout ce qui maintient ce pays dans cette situation critique", a-t-il assuré. "Ce n'est un secret pour personne que nous allons gouverner dans la conjoncture la plus délicate pour l'Espagne de ces 30 dernières années".

Victoire attendue

Cette victoire était donc attendue dans un pays frappé durement par la crise et le chômage, les mesures d'austérité du gouvernement socialiste l'ayant rendu très impopulaire. Mais le PP a justement fait campagne sur de nouvelles mesures de rigueur, pour permettre au pays de réduire son déficit public et de rassurer ainsi les marchés financiers, doutant depuis des mois de la solidité du pays.

ATS