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En Colombie-Britannique, province de l'Ouest canadien, 140 feux étaient otujorusactifs mercredi. Plus de la moitié d'entre eux restaient hors de contrôle, selon le Centre inter-service des feux de forêts du Canada.

KEYSTONE/AP The Canadian Press/JONATHAN HAYWARD

(sda-ats)

L'état d'urgence en Colombie-Britannique, ravagée par de gigantesques feux de forêts, qui ont forcé l'évacuation d'au moins 46.000 personnes, a été prolongé, a annoncé mercredi John Horgan. Des aides vont être allouées aux sinistrés.

"Nous avons eu de nombreux défis à relever et nous en avons encore plus devant nous", a déclaré le nouveau chef du gouvernement de Colombie-Britannique, province de l'Ouest canadien, qui a succédé mardi à la libérale Christy Clark.

"Une réponse forte et coordonnée est importante face à cette situation", a-t-il ajouté en annonçant la prolongation de deux semaines de l'état d'urgence, décrété le 7 juillet et qui devait arriver à expiration vendredi.

A travers cette province de la côte Pacifique, 140 feux restaient actifs mercredi dont 4 nouveaux incendies déclarés la veille, selon les pompiers. Plus de la moitié de ces feux restaient hors de contrôle, selon le Centre inter-service des feux de forêts du Canada.

Sécheresse

"La réduction du nombre de feux actifs est une bonne chose, et nous voyons une diminution du nombre de nouveaux feux déclarés chaque jour", a indiqué Kevin Skrepnek, porte-parole des pompiers.

Après plusieurs jours d'accalmie et bien qu'une faible pluie soit attendue jeudi, "le risque d'orage subsiste" et "le temps sec reviendra dès vendredi", a-t-il ajouté. Et de pointer un risque toujours élevé de nouveaux foyers d'incendie.

La sécheresse qui sévit depuis de nombreuses semaines et les vents forts attisent les incendies dans la province, qui couvrent désormais plusieurs centaines de kilomètres carrés.

Depuis le 1er avril, 674 feux ont ravagé 3530 km2, et la facture pour les seuls services d'urgence s'élève déjà à plus de 105 millions de dollars canadiens (80 millions de francs) depuis avril et le début de la saison des feux.

Pour l'instant, les autorités ont déclaré ne pas avoir d'estimation exacte du nombre de bâtiments détruits par les flammes, ni du coût total engendré par les incendies. Elles mentionnent néanmoins une "situation sans précédent".

Moyens nécessaires

Les grandes infrastructures, comme les axes routiers, doivent être privilégiées "pour s'assurer que les habitants peuvent être évacués et leur maison préservée", a indiqué le Premier ministre de Colombie-Britannique.

Pour cela, a-t-il dit, "nous ferons d'autres annonces dans les prochains jours pour assurer que les personnels d'urgence et de sécurité aient tous les moyens nécessaires" pour combattre les feux et protéger les populations.

Le Premier ministre a promis une aide de 600 dollars canadiens (414 euros) par ménage évacué, montant qui pourrait être doublé si les sinistrés ne pouvaient regagner leur domicile dans les deux semaines.

Près de 36'000 personnes parmi les 46'000 évacuées sont désormais enregistrées auprès de la Croix rouge canadienne, et plus des trois quarts des familles enregistrées ont bénéficié d'une aide financière.

Pompiers australiens

Près de 3000 pompiers assistés par plus de 200 hélicoptères et avions combattent ces feux, et des renforts devaient encore être acheminés, dont une cinquantaine de pompiers australiens.

Plus à l'est des Rocheuses, les feux ont forcé la fermeture de zones des parcs naturels nationaux les plus prisés, comme celui de Banff, en Alberta.

Dans cette province, les autorités ont interdit mercredi aux touristes les feux de camp. L'Alberta avait été la proie l'an dernier d'un gigantesque incendie qui avait forcé l'évacuation de près de 100'000 personnes à Fort McMurray.

ATS