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Un condamné à mort dans l'Arkansas a obtenu jeudi le droit à un nouveau procès car, lors de sa première comparution, un juré dormait et un autre tweetait. La Cour suprême de l'Arkansas a annulé la condamnation à mort et a ordonné la tenue d'un nouveau procès.

"Le fait qu'un juré dorme et qu'un second tweete constitue une faute du jury", a justifié la Cour dans sa décision rendue publique jeudi. Après une condamnation à la peine de mort et la prison à perpétuité pour meurtre et cambriolage aggravé, les avocats du condamné avaient fait appel en 2010.

Dans leur requête, les avocats avaient pointé "une faute du jury mettant en doute l'impartialité du tribunal", selon la décision. Ils avaient souligné qu'"un juré tweetait pendant le procès, en dépit des instructions précises du juge" de ne pas communiquer sur internet à propos de l'affaire.

Juge endormi et tweets

Ils avaient également relevé qu'"un juré s'était endormi pendant" une phase du procès, "un fait qui avait été porté à l'attention du tribunal". Selon le document, le juge avait interrogé l'intéressé, mais avait décidé de ne pas le récuser et de poursuivre l'audience.

Pendant une pause déjeuner, un autre juré avait écrit ces mots sur son compte Twitter: "des choix doivent être faits, des coeurs vont se briser... chacun, nous devons trancher". Cinquante minutes avant que le verdict soit annoncé, il avait à nouveau tweeté: "C'est fait".

"Twitter étant un média social sur internet, les tweets du juré sur le procès devenaient une discussion publique. Même si ces discussions ne venaient que d'une partie, il n'était en aucun cas, approprié pour un juré de publier ses pensées, ses impressions ou toute autre information sur cette affaire", a conclu la Cour suprême d'Arkansas, dans sa décision.

ATS