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Le candidat républicain à la présidence américaine Jeb Bush, dont la femme est d'origine mexicaine, s'est engagé lundi à régulariser une partie des millions de sans-papiers vivant aux Etats-Unis s'il était élu. Il prévoit une réforme complète du système d'immigration.

"Je fais cet engagement et je sais que nous pouvons le faire", a dit Jeb Bush dans un entretien à la chaîne américaine Telemundo, dans un espagnol parfait.

"Il faut d'abord que venir ici légalement soit plus facile que venir ici illégalement, donc il faut une forme de compromis à la frontière", a dit Jeb Bush, avant d'énumérer les conditions de régularisation selon lui nécessaires.

"Les onze millions de personnes (sans papiers) doivent sortir de l'ombre, recevoir un visa de travail, payer des impôts et une petite amende, apprendre l'anglais, ne pas recevoir d'aides publiques. Mais ils sortiront de l'ombre et recevront un statut légal au bout d'un certain temps", a détaillé le républicain. La naturalisation pourra suivre, mais aux mêmes conditions que les immigrés légaux, a-t-il dit.

Démocrates favorables

Les démocrates, à commencer par Hillary Clinton, sont favorables à des régularisations massives pour donner des papiers, et in fine la citoyenneté, à des millions de personnes en situation irrégulière. Les républicains oscillent entre l'opposition totale et le malaise, certains reconnaissant le besoin de réforme mais préférant parler du renforcement de la frontière avec le Mexique.

Bien qu'entretenant jusqu'à présent le flou sur ses positions exactes, Jeb Bush est considéré comme l'un des plus ouverts sur la question. Il est influencé par sa propre histoire familiale. Il a rencontré sa femme Columba lors d'un voyage de lycée au Mexique, et sa belle-famille est mexicaine.

Une réforme ambitieuse, qui aurait conduit à la régularisation de millions de personnes, a échoué au Congrès en 2013. Le président Barack Obama a créé des programmes de régularisation provisoire, notamment à destination de ceux arrivés enfants sur le territoire. Le programme n'est toutefois pas inscrit dans la loi et pourra être abrogé par son successeur.

ATS