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La plupart des 700 personnes arrêtées samedi à New York pour avoir bloqué la circulation sur le pont de Brooklyn ont été libérés dimanche. Mais le mouvement "anti-Wall Street", qui proteste contre les effets de la crise économique, prend de l'ampleur.

S'inspirant à la fois des "indignés" espagnols et des révoltes du "printemps arabe", le mouvement "Occupons Wall Street" a été lancé à la mi-septembre. Depuis, plusieurs centaines de personnes se rassemblent chaque jour devant la Bourse de New York, sur Wall Street, à l'extrême sud de Manhattan.

"Notre nation, notre espèce et notre monde sont en crise. Les Etats-Unis ont un rôle important à jouer pour trouver une solution, mais nous ne pouvons plus nous permettre de laisser la cupidité du capitalisme et des élus corrompus définir la politique de notre pays", dit le manifeste du mouvement.

Samedi, la mobilisation a pris un nouveau tour. Plus de 700 personnes qui ont bloqué la circulation sur le pont de Brooklyn ont été interpellées, selon la police de New York. Ces arrestations ont suscité un fort soutien sur Internet et une publicité sans précédent pour le mouvement.

Seule "une minorité" de ces manifestants se trouvait encore derrière les barreaux dimanche, a indiqué un porte-parole de la police de New York. La plupart ont été libérés après avoir fait l'objet de citations à comparaître pour troubles de l'ordre public, selon la même source.

"En finir avec la Fed"

La manifestation avait débuté dans l'après-midi dans le quartier de la finance, où les militants campent depuis deux semaines. Des centaines de personnes s'étaient ensuite dirigées vers le pont de Brooklyn, selon la police qui a précisé que la majorité des manifestants étaient restés sur le trottoir, sans incident.

Des manifestants arboraient des pancartes écrites à la main incitant à "en finir avec la Fed", la Réserve fédérale, ou s'en prenant à Goldman Sachs. La grande banque d'investissement new-yorkaise est mise en cause pour son rôle dans la crise des prêts hypothécaires à risque ("subprime") qui a dégénéré en crise économique générale en 2008.

ATS