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Le président Donald Trump "a accepté de ne pas rompre le traité Aléna à ce jour et les dirigeants (américain, canadien et mexicain) sont convenus d'agir rapidement (...) pour permettre sa renégociation", indique un communiqué de la Maison Blanche (archives).

KEYSTONE/AP/PABLO MARTINEZ MONSIVAIS

(sda-ats)

Les trois pays signataires de l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), Etats-Unis, Mexique et Canada, prévoient de renégocier "rapidement" ce traité commercial, a annoncé mercredi la Maison Blanche. Donald Trump "a accepté de ne pas (le) rompre à ce jour".

Les dirigeants des trois pays "sont convenus d'agir rapidement (...) pour permettre sa renégociation", ajoute la présidence américaine dans un communiqué publié mercredi soir. Selon ce texte, Donald Trump a parlé dans la soirée à son homologue mexicain Enrique Pena Nieto et au Premier ministre canadien Justin Trudeau: "Ces deux conversations ont été agréables et constructives", est-il précisé.

"Il est de mon pouvoir de remettre le traité Aléna à jour, via la renégociation. Et c'est un honneur de discuter avec à la fois le président Pena Nieto et le Premier ministre Trudeau, et je crois que le résultat final rendra les trois pays plus forts et meilleurs", a déclaré le président américain, cité dans ce communiqué.

Cette annonce est intervenue quelques heures à peine après une information du Wall Street Journal selon qui le président américain pourrait décider seul de mettre fin à ce traité.

"Rumeur"

Un décret de l'exécutif à cet effet était en voie de finalisation, selon deux membres de la Maison Blanche auprès du site d'informations Politico, et celui-ci aurait pu être pris d'ici une à deux semaines. Le New York Times de son côté avait cité un haut responsable de l'administration selon qui M. Trump allait vraisemblablement signer un tel décret.

Ces informations avaient été aussitôt qualifiées de "rumeur" par le secrétaire au Commerce Wilbur Ross: "Il y a eu une rumeur aujourd'hui qu'il y aurait un décret, juste une rumeur, et mon habitude est de commenter ce que nous faisons ou nous allons faire et non pas de commenter des rumeurs".

L'Aléna, signé le 1er janvier 1994, a été qualifié de "désastre" par Donald Trump, qui s'est à de multiples reprises engagé à le renégocier, voire à l'abandonner purement et simplement. Selon lui, cet accord commercial aurait causé la perte de millions d'emplois pour l'industrie sur le sol américain, ceux-ci ayant notamment été transférés au Mexique.

Bois et lait

Exemple de la volonté de l'administration Trump de revoir ses relations commerciales avec ses deux voisins: des mesures tarifaires viennent d'être prises contre les importations de bois de construction canadien, et des représailles ont été envisagées face aux décisions canadiennes nuisant aux producteurs laitiers américains. Le bois de construction et le lait ne sont toutefois pas couverts par les dispositions de l'Aléna.

Le secteur du bois de construction donne lieu à des polémiques entre le Canada et les Etats-Unis depuis près de 35 ans, les producteurs américains accusant leurs voisins d'exporter à prix cassés grâce à des aides publiques.

Dans le domaine du lait, la crise est née de la décision récente du gouvernement canadien d'étendre des taxes sur les produits laitiers importés au lait écrémé.

Les Etats-Unis ont affiché en 2016 un déficit commercial de 62 milliards de dollars avec le Mexique, mais un excédent commercial de huit milliards avec le Canada.

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ATS