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En Suisse, le développement de l'espace bâti, des infrastructures et du paysage se fait de manière incomplète et peu coordonnée. Cela nuit à la qualité de vie et entraîne des coûts élevés pour l'économie, selon les conclusions du Programme national de recherche 54 (PNR 54).

Rien ne freine la progression du mitage du territoire suisse. Chaque seconde, la construction grignote un mètre carré de terrain. Le Plateau est déjà une agglomération quasi continue et le phénomène gagne les vallées alpines, ont relevé mercredi devant la presse à Berne les responsables du PNR 54 "Développement durable de l'environnement construit".

Après des décennies de recul démographique, les villes ont regagné en attrait depuis une quinzaine d'années environ. Les 25 plus grandes affichent une croissance moyenne de 2,5% entre 2000 et 2006, a relevé Eugen Brühwiler, président du comité de direction du PNR 54 et professeur à l'EPFL.

Exclusion sociale

Mais les résultats du PNR 54 montrent que les logements, récemment érigés dans les centres-villes, s'adressent majoritairement aux personnes mobiles et à gros revenu, tandis que les familles, personnes âgées, pauvres ou étrangères se trouvent refoulées en périphérie. Accroître l'attractivité des espaces bâtis comporte donc un risque d'exclusion sociale, soulignent les spécialistes.

Une politique active d'encouragement à la construction de logements par le secteur public est indispensable pour inverser cette tendance. De manière générale, les aspects sociodémographiques sont trop peu pris en compte dans les planifications communales.

A l'exception des plus grandes villes, les administrations sont peu conscientes de cette problématique, a estimé François Hainard, membre du comité de direction du PNR 54 et professeur à l'Université de Neuchâtel. "Il manque la plupart du temps une approche interdépartementale", a-t-il ajouté. Des structures administratives ad hoc devraient donc être créées.

ATS