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Les investissements mondiaux en recherche et développement (R&D) ont rebondi l'an dernier après les coupes budgétaires provoquées par la crise en 2009. Roche se place en tête du classement pour la deuxième année consécutive.

Le géant pharmaceutique bâlois a investi en 2010 9,6 milliards de dollars (8,5 milliards de francs) en R&D, soit une hausse de 1,5%, selon l'étude annuelle du cabinet de conseils Booz & Company publiée lundi et menée auprès de 1000 entreprises.

Le podium est complété par le laboratoire pharmaceutique américain Pfizer et Novartis. L'autre géant de la pharma bâloise affiche une croissance de plus de 21% à 9,1 milliards de dollars, ce qui lui permet de gagner trois rangs. Le groupe alimentaire vaudois Nestlé perd en revanche trois places pour se retrouver 90e.

Les 27 entreprises suisses recensées dans l'étude ont investi 28,3 milliards de dollars en R&D, soit une progression de 8%. Le montant représente 5% de l'ensemble des investissements du top 1000. Les sociétés helvétiques occupent ainsi en Europe la 3e place, derrière l'Allemagne et la France.

Effet de rattrapage

La Suisse doit renforcer cette force d'innovation si elle veut maintenir sa prospérité à moyen et long terme, notamment face à la concurrence de la Chine et de l'Inde, souligne Carlos Ammann, président de la direction de Booz & Company en Suisse.

Au niveau mondial, les dépenses en recherche et développement ont augmenté en 2010 de 9% pour s'inscrire à 550 milliards de dollars. Ce rebond constitue du reste plus un effet de rattrapage qu'une véritable augmentation de l'effort d'innovation, avance Booz & Company. Le rapport entre les investissements en R&D et le chiffre d'affaires a d'ailleurs légèrement diminué, précise l'étude.

ATS