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Le Portugal a mis la France à terre ! La Seleção, privée de Cristiano Ronaldo sur blessure, a été sacrée championne d'Europe grâce à une frappe de l'attaquant de... Lille Eder à la 110e (1-0 a.p.).

Les Portugais, peuple de football, ont enfin un titre à faire valoir à leur palmarès jusque-là vierge.

On aurait tant préféré commencer différemment. Par le récit d'une inspiration de génie, d'un but exceptionnel, d'un geste parfait. Mais une intervention au mieux mal maîtrisée et même pas sanctionnée de Dimitri Payet sur Cristiano Ronaldo à 8e minute en a décidé autrement.

Il est 21h17 quand CR7 s'allonge sur la pelouse et que les larmes inondent ses joues. Il est 21h25 quand le triple Ballon d'Or doit se rendre à l'évidence et, à nouveau couché sur le terrain, demande le changement. Son rêve de toujours - offrir au Portugal le premier titre de son histoire - s'était envolé. Peut-être à jamais. Et ses larmes, les mêmes que lors de la finale de l'Euro 2004 perdue à Lisbonne devant la Grèce, de continuer de couler tandis qu'il accrochait le brassard au bras de Nani.

Les Français ont coutume de dire d'eux-mêmes qu'ils ne sont pas un vrai public de football. Les sifflets nourris tandis que l'attaquant du Real Madrid - qui a tant fait pour ce jeu depuis plus de dix ans... - vivait un cauchemar leur ont donné raison. Décidément, il ne fait pas bon s'appeler Ronaldo et affronter la France en finale, si on se souvient que l'homonyme brésilien de CR7 avait passé la nuit et une partie de la journée de la finale dans une clinique en raison d'un mystérieux malaise...

Désormais en mission pour leur capitaine sur le flanc, les Portugais ont mis leurs tripes sur le terrain, poussés par un public en très nette infériorité numérique mais qui a pour le coup admirablement tenu la dragée haute aux autochtones. Les Bleus, qui s'étaient préparés à affronter la Seleção de Ronaldo, ont paradoxalement perdu un peu le fil face à ce 4-1-4-1 compact et solidaire.

Comme contre l'Allemagne, les Français ont mis une énorme pression sur leurs adversaires dans les dix premières minutes et il a fallu un envol inouï de Rui Patricio sur une tête d'Antoine Griezmann pour que le score ne soit pas ouvert à la 10e.

Moussa Sissoko, redoutable dans ses percées, avait lui aussi eu sa chance, à la 33e, mais le portier portugais avait là encore veillé au grain. Rui Patricio était en revanche battu sur une tête mal cadrée pour quelques centimètres seulement de Griezmann (66e).

Plus puissante et mieux armée offensivement, la France n'a pourtant jamais réussi à asseoir sa domination sur la rencontre. Il a encore certes fallu un Rui Patricio attentif et prompt sur une frappe d'Olivier Giroud (75e) et un missile de Sissoko (84e), mais Hugo Lloris a également dû s'employer, et deux fois en quelques secondes, sur un centre vicieux de Nani et un envoi de João Mario (80e). Mais aucun but n'a été marqué, alors qu'André-Pierre Gignac a tiré sur le... poteau à la 92e !

Après avoir une première fois alerté Lloris de la tête dans les prolongations (104e), Eder, qui n'a jamais convaincu quiconque en sélection, a connu son moment de gloire deux minutes seulement après un coup franc de Raphael Guerreiro sur la transversale (108e). Le Lillois parti côté gauche, a fixé la défense, repiqué au centre et battu le porter français d'une frappe croisée.

Là encore, Cristiano Ronaldo, de retour sur le banc dès la deuxième mi-temps, a pleuré comme un gosse. Mais ces larmes-là n'avaient pas du tout le même goût que celles du 4 juillet 2004... Ironie suprême pour ce Portugal qui a toujours pu compter sur des stars: à Saint-Denis, il s'est imposé sans star, mais avec beaucoup de coeur et d'intelligence.

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ATS