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Il n'est plus permis d'en douter: il existe de très bons 0-0.

Preuve éclatante en a été apportée par celui qui a sanctionné le match Allemagne - Pologne dans la 2e journée du groupe C de l'Euro 2016 à Saint-Denis, où la Mannschaft revenait sept mois et trois jours après les attentats du 13 novembre dont elle avait été tristement témoin.

Plaisante, la première mi-temps a cependant trop été marquée du sceau de la maladresse pour véritablement provoquer le frisson des 73 648 spectateurs du Stade de France. Impressionnante de puissance et de détermination dans les duels, l'Allemagne a écrasé le premier quart d'heure sans toutefois parvenir à matérialiser sa domination ni même à alerter concrètement le portier no 2 Lukasz Fabianski (Szczesny s'est blessé durant la semaine).

Confiante jusqu'à accepter l'infériorité numérique au milieu du terrain qu'implique son système - quelle audace face à un triangle Khedira - Kross - Özil ! -, la Pologne a peu à peu fait surface, grâce notamment aux décrochages pleins de justesse de Robert Lewandowski.

Dès lors pouvait débuter le choc tant attendu entre la meilleure attaque des éliminatoires - la Pologne, 33 réalisations par 11 joueurs différents, dont 13 pour Lewandowski (record égalé) - et l'équipe qui a le plus tiré au but des éliminatoires (23,1 shoots par rencontre). Le Stade de France s'en est mis plein les yeux !

Les deux équipes, qui avaient gagné chacune à domicile l'une contre l'autre durant les éliminatoires, se sont quittées sans avoir pu se départager mais avec le sentiment d'avoir offert au public une dose de plaisir bienvenue en ces heures où sévissent les défenses "trop athlétiques".

En tête du classement avec un point d'avance sur l'Irlande du Nord, l'Allemagne et la Pologne ont leur destin en main lors de la dernière journée mardi, respectivement contre l'Ulster et l'Ukraine.

ATS