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Football - La tranquillité avec laquelle l'Italie aborde la finale de l'Euro 2012 est déconcertante. Les Azzurri disent l'Espagne favorite mais sont tous convaincus qu'ils peuvent faire tomber le champion.
Fait rarissime, Cesare Prandelli, en plus de la conférence de presse obligatoire qu'il a tenue avec son capitaine Gianluigi Buffon, a tout simplement décidé de lever le huis-clos sur le dernier entraînement de son équipe et a demandé à ses joueurs de passer devant les médias en zone mixte une fois la séance terminée.
Le sélectionneur n'a d'ailleurs pas fait de mystère sur le schéma tactique de l'Italie dimanche. "Nous ne jouerons pas à trois en défense centrale, car nous avons trouvé un équilibre lors de nos derniers matches. Mais nous savons aussi que nous pouvons prendre une décision en cours de partie." Car le Mister s'attend quand même à devoir faire quelques ajustements face "à la meilleure équipe du monde".
"L'Espagne n'est pas seulement forte dans la possession de balle, poursuit-il, mais aussi dans sa faculté à récupérer la balle. Nous devrons trouver un moyen pour nous aussi récupérer le cuir. Notre objectif est de réussir à profiter des moments où nous aurons su créer le surnombre dans certaines zones du terrain."
Prandelli assure aussi que l'Italie proposera quelque chose en finale et ne sera pas recroquevillée en défense. "Depuis deux ans, nous n'avons pas choisi le chemin le plus facile mais nous devons continuer car, selon moi, c'est le chemin victorieux."
Buffon rend pour sa part hommage à son sélectionneur "qui a su donner les bonnes consignes" aux joueurs afin de transformer la Squadra. Le gardien de la Nazionale "espère être à la hauteur de l'événement" face à son homologue Iker Casillas, pour qui il a une grande estime. Comme pour tous les joueurs de la Roja d'ailleurs.
"L'Espagne a des grands joueurs dans toutes les lignes, il est impossible de ne sortir qu'un seul nom. Il serait normal qu'elle gagne, compte tenu des dernières années. Mais l'Italie, depuis le début, est une surprise dans le tournoi et je souhaite qu'elle le soit jusqu'au bout."
Il a aussi été demandé à Buffon, dont le nom a circulé dans l'affaire du Calcioscommesse, s'il voyait un lien avec les sacres mondiaux de 1982 et 2006, précédés eux aussi de scandales. "Il y a quelque chose de particulier en Italie, c'est sûr. Les Italiens ont le sens du respect et de la responsabilité vis-à-vis du maillot national, ce qui les pousse à dépasser leurs limites. Le groupe est soudé et partage une seule et même idée."

ATS