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Il manque toujours quatre points à l'équipe de Suisse pour se qualifier à l'Euro 2016. La sélection de Vladimir Petkovic a pe2-0 à Wembley contre une Angleterre qui avait déjà son billet en poche.

La Suisse précède désormais de trois points la Slovénie, tombeuse chez elle de l'Estonie (1-0). Au final, cette huitième journée du groupe E n'a en rien changé la réalité de Xherdan Shaqiri et Cie. Une victoire le 9 octobre à Saint-Gall contre Saint-Marin ainsi qu'un nul en Estonie trois jours plus tard et la qualification sera dans la poche.

Difficile de tirer des enseignements d'un match de qualification qui, compte tenu des circonstances particulières de ce groupe E, avait finalement presque un caractère amical. L'Angleterre, officiellement qualifiée depuis samedi, n'a pas exploité tout son potentiel. La Suisse, certes pas encore assurée de sa présence en France mais très proche de l'être, n'avait pas non plus un immense intérêt à se découvrir et pouvait se satisfaire du nul qu'elle a longtemps tenu. Donc oui, les tribunes pas toutes remplies de Wembley (75'751 spectateurs quand même) sont souvent restées bien silencieuses face à un spectacle qui n'a, il est vrai, pas été franchement emballant.

Heureusement qu'il y a eu ce moment de liesse quand, à 21h26 heure de Londres, Wayne Rooney a inscrit sur penalty le 2-0 et est devenu le meilleur buteur de l'histoire de sa sélection nationale (50 buts en 107 capes), dépassant le champion du monde 1966 Bobby Charlton avec qui il partageait le record depuis samedi. "Wazza" avait également tenu un rôle majeur dans l'ouverture du score à la 67e d'un Harry Kane profitant de la naïveté de tout le dispositif défensif helvétique.

Alors, une nouvelle fois, il n'y a pas à rougir de ce revers. Pas plus que de celui concédé à Bâle en septembre 2014 contre ces mêmes Anglais (2-0). Sauf que Vladimir Petkovic avait bien conscience que de défier les Three Lions dans leur tanière avait valeur de test intéressant pour savoir un peu mieux où se situait son équipe. La réponse ne doit pas vraiment combler le Tessinois de bonheur.

Comme depuis le début de cette campagne, il serait malhonnête de remettre en cause l'engagement et l'envie des Suisses. Pourtant, selon l'expression consacrée, nombre d'entre eux ont eu autant de peine qu'ils ne s'en sont donné... L'état d'esprit est bon et il s'agit de le relever. Mais à voir les Helvètes pratiquement incapables d'installer un début de projet de jeu dans le camp d'adversaires qui ne sont peut-être pas les premiers venus, mais qui ne sont pas les premiers mondiaux non plus, une question s'impose d'elle-même. Et si la Suisse n'était tout simplement pas assez talentueuse pour espérer régater avec les gros calibres?

L'interrogation vaut aussi bien pour les Stocker, Drmic (titularisés au détriment de Mehmedi et Seferovic) que pour Shaqiri. Le leader technique de la sélection de Petkovic a paru bien léger face aux Tim Cahill, Chris Smalling, Luke Shaw ou Jonjo Shelvey. Un constat qui n'augure rien de très réjouissant pour le stratège de Stoke City qui découvre la Premier League depuis quelques semaines.

ATS