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Evêques de Suisse: "No Billag" agrandirait les fractures sociétales

L'acceptation de l’initiative "No Billag" nuirait à la cohésion nationale et agrandirait plutôt les fractures sociétales existantes, selon les évêques suisses. Ici, Charles Morerod, président de la CES (archives). KEYSTONE/MARCEL BIERI sda-ats
Ce contenu a été publié le 07 décembre 2017 - 16:12
(Keystone-ATS)

Les évêques de Suisse sont inquiets des possibles conséquences d'une acceptation de l'initiative "No Billag". Ils ont également décidé d'une rallonge de 300'000 francs pour le fonds d'indemnisation des victimes d'abus sexuels prescrits.

Aux yeux de la Conférence des évêques suisses (CES), l'acceptation de l’initiative "No Billag" nuirait à la cohésion nationale et agrandirait plutôt les fractures sociétales existantes, a indiqué jeudi cette dernière dans un communiqué. Les évêques de Suisse étaient réunis en assemblée de lundi à mercredi au couvent d'Engelberg (OW).

La CES estime très important qu'une discussion publique reste possible, dans laquelle différentes opinions – également celle de minorités – aient leur place. Elle craint que, en cas de "oui" le 4 mars, la formation publique d’opinion ne soit encore plus dépendante d’entreprises médiatiques étrangères ou financièrement puissantes. L’identité suisse en serait affaiblie, particulièrement en Suisse romande et dans les régions italophones.

Rallonge de 300'000 francs

Créé fin 2016, le fonds destiné à indemniser les victimes d'abus sexuels prescrits commis par des représentants de l'Eglise catholique sera pratiquement épuisé à la fin 2017, selon l'estimation de la CES. Pour cette raison, elle a décidé d’une rallonge de 300'000 francs.

Le montant du fonds était pour l'heure de 500'000 francs. Il est alimenté par la CES, l’Union des Supérieurs majeurs religieux de Suisse (VOS’USM) et la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ).

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