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La candidate écologiste à la présidentielle en France, Eva Joly, a proposé qu'un jour férié soit accordé aux juifs et aux musulmans pour leur principale fête religieuse. Cette idée a suscité des réactions hostiles à gauche comme à droite au nom de la "laïcité", et pour certains des "racines chrétiennes" du pays.

L'ancienne juge anticorruption franco-norvégienne a défendu mercredi lors d'un meeting "l'égalité, élément clé de l'identité nationale" qui selon elle "a été mise à mal par cinq ans de présidence" de Nicolas Sarkozy.

Elle a plaidé pour que "chaque religion ait un égal traitement dans l'espace public" et souhaité que "juifs et musulmans puissent célébrer Kippour et l'Aïd-el-Kebir lors d'un jour férié".

Racines chértiennes

Jeudi, le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, est le premier monté au créneau, jugeant que cette proposition ne correspondait "pas à (sa) vision de la laïcité" dans un pays à "l'histoire et aux racines chrétiennes".

Le ministre, proche de Nicolas Sarkozy, a répété comme il l'avait déjà fait il y a quelques mois, que la France avait "des racines chrétiennes" et qu'il n'était pas question de "gommer" l'histoire.

La proposition d'Eva Joly a également suscité de la réserve auprès de son propre parti.

Pas en odeur de sainteté

La proposition n'est pas en odeur de sainteté du côté de la gauche, au nom du principe de laïcité: "La République respecte toutes les religions, elle n'en reconnaît aucune", a souligné Michel Sapin, un des responsables de la campagne du socialiste François Hollande, appelant Eva Joly à toujours se souvenir du "grand principe" de "laïcité" en France.

Marine Le Pen a accusé Eva Joly de ne défendre que des "mesures francophobes", rappelant la proposition de l'ex-juge de supprimer le défilé militaire du 14 juillet, jour de la fête nationale.

ATS