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Par crainte de représailles aux raids au Cachemire, des milliers de villageois du Pendjab indien (nord-ouest) ont été enjoints de quitter leur foyer.

KEYSTONE/EPA/STR

(sda-ats)

L'Inde a évacué vendredi des villages frontaliers du Pakistan sur fond de tensions exacerbées entre les deux puissances nucléaires. Islamabad réfléchit, de son côté, à une réponse aux opérations militaires indiennes, menées la veille au Cachemire.

Par crainte de représailles aux raids au Cachemire, des milliers de villageois du Pendjab indien (nord-ouest) ont été enjoints de quitter leur foyer. Les autorités supervisaient l'évacuation de villages situés dans une bande de dix kilomètres parallèle à la frontière pakistanaise.

Un millier de localités, réparties sur six districts pendjabis le long de la barrière barbelée, pourraient être au final concernées. En tracteur, en camion ou à moto, des familles entières s'acheminaient vers des camps temporaires mis en place par les autorités.

Pour Jaswant Kaur, un fermier de 55 ans, cette évacuation est la quatrième de ces dernières années. "Ce n'est jamais agréable de laisser votre maison, votre champ, votre bétail et tout le reste. Vivre ici signifie être toujours sur le fil du rasoir", confie-t-il.

Des évacuations de moindre ampleur se déroulaient également plus au nord de l'Inde, à proximité de la ville de Jammu.

Ministres convoqués

Le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a, quant à lui, convoqué son Conseil des ministres vendredi. A l'ordre du jour: les tensions dans cette région que les deux pays se disputent depuis près de 70 ans et qui connaît depuis juillet un regain de violences.

La même fébrilité régnait dans les couloirs de New Delhi. Le Premier ministre indien Narendra Modi réunissait dans la matinée son comité de sécurité pour discuter de la situation.

L'ONU a de son côté appelé au calme après cette opération commando présentée par l'Inde comme des "frappes ciblées" et par le Pakistan comme de simples "échanges de feu" de part et d'autre de la frontière de facto divisant le Cachemire.

L'Inde avait en effet annoncé jeudi avoir conduit des raids commandos au milieu de la nuit contre des caches "terroristes" situées près de la ligne de démarcation entre les deux pays. Elle avait reconnu à demi-mot que celles-ci se trouvaient du côté contrôlé par le Pakistan.

Nationalisme virulent

Des deux côtés de la frontière, un virulent nationalisme s'exprimait dans les médias vendredi matin.

Le quotidien économique indien The Economic Times louait ainsi le gouvernement nationaliste hindou d'avoir pour la première fois annoncé publiquement ces frappes et ainsi directement confronté le Pakistan. Côté pakistanais, on qualifiait de "farce" les "frappes chirurgicales" de l'Inde.

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