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La présidente de la Confédération Eveline Widmer-Schlumpf s'est rendue à Vienne pour défendre l'accord fiscal signé avec l'Autriche en avril. Elle y a rencontré le président Heinz Fischer et la ministre des Finances Maria Fekter.

Les deux parties ont évoqué "leur étroite collaboration", illustrée selon le DFF "par la conclusion rapide d'un accord bilatéral", a indiqué vendredi le Département fédéral des finances (DFF). Le texte prévoit l'instauration d'une taxe pour régulariser les fonds autrichiens placés en Suisse, ainsi qu'une imposition à la source des futurs rendements des capitaux.

Vienne espère que cet accord lui rapportera un milliard d'euros en 2013 (environ 1,2 milliard de francs). L'opposition autrichienne rejette en revanche ce texte, critiquant un "blanchiment d'argent légitimé par l'Etat" et remettant en question la constitutionnalité de cet accord.

Mme Widmer-Schlumpf a rétorqué que l'accord était conforme à la Constitution autrichienne. Citée par l'agence de presse autrichienne apa vendredi, la conseillère fédérale n'y décèle "pas de problèmes particuliers, même si elle admet ne pas connaître leur Constitution en détail".

Imposition à la source

Eveline Widmer-Schlumpf a également évoqué les avantages d'une imposition à la source des revenus financiers. Le texte prévoit d'une part l'instauration d'une taxe (entre 15 et 38%) pour régulariser les fonds autrichiens placés en Suisse, mais également une imposition à la source des futurs rendements des capitaux (25%).

Le texte doit être approuvé par le Parlement autrichien et sera débattu la semaine prochaine par les Chambres fédérales. Mais selon la conseillère fédérale, celui-ci devrait franchir toutes les instances sans problème. "Je table sur une entrée en vigueur pour le 1er janvier 2013", a-t-elle assuré, selon apa.

ATS