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Mahmoud Abbas s'est attiré un rare consensus de condamnations après avoir suggéré que les massacres perpétrés contre les juifs d'Europe durant l'Histoire étaient moins dus à l'antisémitisme qu'à leur rôle dans la société, notamment dans le secteur bancaire (archives).

KEYSTONE/EPA/ALAA BADARNEH

(sda-ats)

Le président palestinien Mahmoud Abbas a présenté vendredi des excuses après des propos largement dénoncés comme antisémites sur les causes des massacres perpétrés contre les juifs dans le passé. Israël les a aussitôt rejetées.

Dans un communiqué publié par ses services, Mahmoud Abbas a condamné l'antisémitisme et a qualifié l'Holocauste "de crime le plus haineux de l'histoire". "Si des personnes ont été offensées par ma déclaration devant le Conseil national palestinien (CNP), en particulier les personnes de confession juive, je leur présente mes excuses", déclare-t-il.

"Je voudrais assurer chacun que telle n'était pas mon intention et réaffirmer mon total respect pour la religion juive ainsi que pour toutes les religions monothéistes", ajoute-t-il.

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a toutefois rejeté ces excuses. Mahmoud Abbas "est un pitoyable négationniste qui a rédigé un doctorat niant l'Holocauste puis, plus tard, a publié un livre négationniste. C'est ainsi qu'on doit le considérer. Ses excuses ne sont pas acceptées", a-t-il réagi sur Twitter.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait accusé mercredi M. Abbas d'antisémitisme et de négationnisme. Il réagissait à un discours dans lequel le président palestinien estimait que les juifs avaient été persécutés en Europe non pas en raison de leur religion mais de leurs activités dans l'usure et la banque.

Le dirigeant palestinien avait contesté à nouveau le lien millénaire revendiqué par les juifs avec "la terre d'Israël". Il a présenté la création d'Israël, il y a 70 ans, comme un projet "colonial" encouragé par les Européens pour faire partir les juifs.

Vague de condamnation

Ces propos ont été prononcés devant le parlement de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), en présence des journalistes, à Ramallah. Ils ont attiré à M. Abbas des condamnations de toutes parts, non seulement d'Israël, mais de l'ONU, des Etats-Unis ou de l'Union européenne.

Jeudi, la Suisse s'est associée à la condamnation des Nations unies. Elle "condamne les remarques inacceptables concernant les origines de l’Holocauste et la légitimité d’Israël", a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué. La Confédération "reste engagée à combattre toute forme d’antisémitisme et toute tentative de rendre triviale ou nier l’Holocauste".

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ATS