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L'accès au suicide assisté pour les personnes âgées qui ne sont pas atteintes d'une maladie grave, mais veulent mourir, devrait être facilité. L'association Exit Suisse alémanique ouvre le débat. Elle a constitué samedi un groupe de travail sur la question.

Cette commission travaillera bénévolement et sera dotée d'un budget de 50'000 francs pour les expertises dont elle aura besoin, a annoncé samedi la présidente d'Exit Suisse alémanique Saskia Frei lors de l'assemblée générale de l'association à Zurich.

La commission est chargée de livrer pour la prochaine assemblée générale un rapport indiquant les moyens de faciliter l'accès des personnes âgées au natrium-pentobarbital, substance utilisée dans le cadre de l'assistance au suicide. Les experts doivent cerner les aspects juridiques, éthiques et politiques d'une telle pratique.

Dans un an, les délégués d'Exit examineront si ce rapport doit être suivi de mesures concrètes. Si oui, ils évalueront la question sous l'angle éthique et politique.

Trop d'embûches

La création du groupe de travail a été demandée par un comité de plusieurs membres de l'association, âgés de plus de 70 ans. Parmi eux figurent l'ancien municipal de la ville de Zurich Hans Wehrli, le réalisateur de films Rolf Lyssy ou l'ancienne porte-parole de Swissair Beatrice Tschanz.

Selon ce comité, l'assistance au suicide est semée de trop d'embûches pour des seniors fatigués de vivre et capables de discernement. Actuellement, Exit peut accompagner les patients touchés par de multiples pathologies invalidantes mais qui ne souffrent pas d'une maladie incurable. Outre un diagnostic médical, la pratique tient compte de facteurs psychosociaux déterminants pour la qualité de vie.

Exit Suisse alémanique oeuvre depuis plusieurs années à faciliter l'accès au suicide assisté pour le troisième âge. Il s'agit désormais de contrer les préjugés sur cette pratique. Aujourd'hui, un quart des accompagnements vers la mort concernent des patients de plus de 75 ans.

Attentes d'une petite minorité

Le comité propose que la potion létale puisse être mise à disposition des aînés sans diagnostic ni ordonnance médicale. D'après ses membres, il n'y a pas de raison pour qu'un patient âgé désireux de mettre fin à ses jours ait besoin d'un permis fourni par un docteur. Il est important d'ouvrir ce débat au sein d'Exit, mais aussi hors de l'association.

La présidente Saskia Frei a cependant mis en garde contre des demandes prématurées qui correspondraient, selon elle, aux attentes d'une toute petite minorité. Elle craint que cette facilitation ne mette en danger la pratique plutôt libérale en Suisse en matière d'autodétermination.

Pour Exit Suisse romande, association distincte, la plus grande prudence est de rigueur. Le cadre actuel est "tout à fait suffisant pour traiter la quasi totalité des demandes", a déclaré Pierre Beck, membre du comité, samedi dans l'émission Forum de la RTS. Et d'après lui, la population n'est "pas encore prête à accepter que l'on aide toutes les personnes qui le demandent".

Rôle essentiel des médecins

Dans les faits, les médecins jouent un rôle essentiel pour libéraliser le suicide assisté chez les personnes âgées, a souligné Saskia Frei. Exit Suisse alémanique compte lancer cet été un projet à l'intention des médecins pour améliorer l'information sur le suicide assisté.

Le corps médical réagit encore trop souvent de manière inadéquate face à des patients désireux de mettre fin à leurs jours. Ils méconnaissent souvent le cadre légal. Exit espère mieux informer et sensibiliser les professionnels aux prises avec cette problématique.

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ATS