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Les policiers sécurise les lieux des explosions, dans le quartier Quiapo de Manille.

KEYSTONE/AP/BULLIT MARQUEZ

(sda-ats)

La police philippine a estimé dimanche qu'un imam chiite était vraisemblablement la cible de deux explosions qui ont fait deux morts à Manille. Elle a rejeté une revendication du groupe djihadiste Etat islamique (EI).

Les deux explosions qui ont secoué samedi le bureau de l'imam, Nasser Abinal, ont fait également six blessés. Oscar Albayalde, chef de la police de la capitale, a déclaré que Nasser Abinal, qui est également inspecteur des impôts pour la région de Manille, était probablement la cible.

Le mobile, personnel, son travail ou sa religion, est indéterminé, a ajouté le policier.

L'imam n'était pas dans son bureau au moment des explosions. "Il a reconnu avoir essuyé des menaces de mort par le passé" durant son audition par la police, a dit M. Albayalde.

Une première bombe placée dans un colis a été apportée par un livreur à un collaborateur de l'imam juste avant d'exploser. Tous deux ont été tués.

Revendication contestée

Les policiers menaient des recherches sur les lieux, dans le quartier Quiapo de Manille, quand une seconde explosion s'est produite, peut-être provoquée par une deuxième bombe déposée là auparavant, selon les premiers éléments de l'enquête.

"Ca n'a rien à voir avec le terrorisme. Il n'y a aucun signe que cela ait été perpétré par un groupe terroriste, philippin ou étranger", a déclaré le chef de la police.

L'EI a revendiqué l'attaque, affirmant avoir tué cinq chiites.

M. Albayalde a affirmé que le groupe djihadiste, qui a mené des attentats contre des cibles chiites dans d'autres pays, avait coutume de revendiquer des incidents de ce type.

La très grande majorité des habitants de l'archipel sont catholiques, mais les Philippines comptent une minorité musulmane non négligeable. Certains musulmans vivent dans le quartier de Quiapo.

ATS

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