Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Un travail de bénédictin: voilà ce qui attend Benjamin Cohen, le directeur général de l'Agence de Contrôles Internationale (ITA) qui vient d'ouvrir ses portes à Lausanne.

Le défi proposé au directeur est de taille. Il doit convaincre les fédérations sportives, les organisateurs de manifestations sportives et les gouvernements d'externaliser les contrôles antidopage. "L’idée est de rendre la lutte contre le dopage plus indépendante, explique Benjamin Cohen. C'est le but du mouvement olympique, et plus particulièrement du Comité International Olympique (CIO) qui est à l'origine de la création de l'ITA."

Les soupçons de tricherie autour des Jeux de Sotchi en 2014 ont incité le Mouvement Olympique à monter au front dans la lutte contre le dopage. Pour le CIO, il convient désormais d'éviter tout conflit d'intérêts. En clair dans un monde parfait, les Américains ne contrôleraient plus les Américains, les Russes ne contrôleraient plus les Russes, la FIFA ne contrôlerait plus les footballeurs et l'ITF ne contrôlerait plus les tennismen.

Passé par l’ONU, l'UEFA et la FIBA et ancien directeur du siège européen de l'Agence Mondiale Antidopage (AMA), Benjamin Cohen mesure pleinement l'ampleur de sa tâche. "On ne crée pas tous les jours une organisation à une telle échelle, explique-t-il. Mais ce défi m'apparaît indispensable. Le sport perd de son essence dès que l'on doute de la véracité de ses résultats."

Combler un "vide"

On le sait, l'AMA édicte les règles de la lutte antidopage, mais elle ne pratique pas les contrôles. L'ITA doit, sous l'impulsion du Mouvement Olympique, combler ce "vide" en quelque sorte pour que les contrôles et les sanctions ne souffrent à l'avenir aucune équivoque. Aujourd'hui, il revient aux fédérations internationales ou aux organisateurs d’événements sportifs qui ont commandité les contrôles d'édicter les sanctions. Et c'est bien là où le risque d'un conflit d'intérêts est le plus prononcé.

"Seulement, les fédérations internationales n'ont pas l'obligation de confier les contrôles antidopage qu'elles effectuent à l'ITA, souligne Benjamin Cohen. Il faut donc les convaincre que l'externalisation des contrôles représente la meilleure solution. Non seulement sur le plan de l'éthique et de l’expertise mais aussi sur le plan économique. Plus les fédérations nous rejoindront, plus nous serons en mesure de faire baisser le coût des contrôles."

Un premier élan

Le CIO entend, ainsi, insuffler le premier élan. Il a confié à l'ITA la réalisation des contrôles antidopage cette année lors des Jeux de la Jeunesse de Buenos Aires. "Nous serons aussi à l'oeuvre en 2020 bien sûr à Lausanne pour les Jeux de la Jeunesse et à Tokyo pour les Jeux olympiques d'été, précise Benjamin Cohen. Nous espérons aussi être de la partie à l’avenir aux Jeux européens, aux Jeux asiatiques, aux Jeux Panaméricains et aux Jeux du Commonwealth. Aujourd'hui, l'ITA emploie une dizaine de personnes. Mais nous sommes, je l'espère, appelés à grandir très vite."

A ce jour, Benjamin Cohen et l'ITA ont convaincu cinq fédérations dont les disciplines figurent au prochain programme olympique d'externaliser à 100 % les contrôles antidopage: l’escrime, le tir à l’arc, le tennis de table, la boxe et le karaté qui fera son entrée aux Jeux de Tokyo. "Ce n'est j’espère qu'un début", sourit Benjamin Cohen qui va très vite reprendre son bâton de pélerin. On l'a dit, la tâche qui l'attend est vaste. Mais nécessaire.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Sondage Suisses de l'étranger

Sondage: clavier et main close up

Suisses de l’étranger, donnez-nous votre avis

Meinungsumfrage

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.









ATS