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Robert Mueller a été nommé en mai pour reprendre en main l'enquête sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016 et établir l'existence ou non d'une collusion avec l'équipe du candidat républicain Donald Trump (archives).

KEYSTONE/AP/J. SCOTT APPLEWHITE

(sda-ats)

Adversaires et alliés de Donald Trump attendaient dimanche avec fébrilité la confirmation officielle de la première inculpation dans l'affaire russe. On ignore encore quelles sont les cibles du procureur spécial Robert Mueller.

Dans une série de tweets, le président américain a une nouvelle fois dénoncé une "chasse aux sorcières" et réfuté la moindre "collusion" avec Moscou durant la campagne présidentielle de 2016. "Toutes ces histoires 'russes' juste quand les républicains s'attaquent à une baisse et réforme historiques des impôts. Est-ce une coïncidence? Non!" a-t-il tweeté.

Ces tweets n'ont toutefois "rien à voir avec les activités du procureur spécial, avec qui (M. Trump) continue de coopérer", a précisé son avocat, Ty Cobb, dans un message à CNN et Fox News.

Une interpellation lundi ?

La chaîne CNN, confirmée ensuite par d'autres médias, a révélé que l'équipe de Robert Mueller avait inculpé au moins une personne vendredi et pourrait procéder à une interpellation dès lundi.

Depuis, aucun responsable n'a confirmé ou infirmé l'information, et on ignorait si cette personne était proche ou non de Donald Trump. L'équipe Mueller restant muette, le ou les chefs d'inculpation restent également mystérieux.

Le démocrate Adam Schiff, membre de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, a cité deux noms qui reviennent souvent dans la presse: l'ex-directeur de campagne Paul Manafort, et l'éphémère conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, tous deux ayant eu des activités de lobbying étranger non déclarées.

Le gouverneur républicain du New Jersey Chris Christie a quant à lui déclaré sur CBS que "le président ne fait pas l'objet d'une enquête". M. Mueller, lui-même ancien patron du FBI, n'a jamais dit sur qui il enquêtait.

Contre-feux

Aidé par des élus républicains et une partie du monde conservateur, M. Trump a allumé des contre-feux visant les démocrates et Hillary Clinton, accusée elle-même de collusion avec la Russie lors de la vente de la société canadienne Uranium One, détenant des mines américaines, au groupe public russe Rosatom en 2010.

La révélation que le camp Clinton et le parti démocrate avaient financé une enquête privée sur Donald Trump a aussi fait couler beaucoup d'encre dans le camp conservateur.

"Jamais vu autant de colère et d'unité républicaine concernant l'absence d'enquête sur le faux dossier fabriqué par Clinton (...), sur la vente d'uranium à la Russie, sur les 33'000 emails supprimés, sur l'affaire Comey, et tant d'autres choses..." a écrit Donald Trump sur Twitter, énumérant les diverses "affaires" Clinton.

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ATS