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Le vote des Romands et celui des Alémaniques se rapprochent, mais il vaut mieux parler de "nationalisation" des votes, disent les experts. Car les résultats globaux de l'UDC en Suisse romande restent encore loin des scores que le parti obtient en Suisse alémanique.

Selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS), les partis de droite ont progressé en moyenne dans l'aire linguistique francophone. Le PLR, désormais premier parti de Suisse romande, passe ainsi de 20,2% en moyenne en 2011, à 22,1% en 2015. Le PDC est passé de 13,4% à 14,9%. L'UDC se renforce aussi en Suisse romande, mais dans une moindre mesure (+0,8%).

Dans le même temps, le PS a perdu des plumes et n'est plus en tête en Suisse romande. Globalement, il a chuté de 2,1 points (de 23,2 à 21,1%). Les Verts ont eux reculé de 1,1 point, à 9,1%.

Nationalisation des votes

Pour le politologue Werner Seitz, ces chiffres confirment la tendance des dernières années. On constate une "nationalisation" des votes, c'est-à-dire que les tous les partis sont désormais représentés dans toutes les régions linguistiques, estime M. Seitz. Mais il existe encore de fortes différences, et on ne peut parler de réel rapprochement entre Suisse romande et alémanique.

Et son collègue de l'Université de Lausanne Georg Lutz de pointer une grande différence: le cas de l'UDC. "On pouvait penser que l'UDC allait finir par percer plus largement en Suisse romande. Or, on constate que l'écart entre les deux régions linguistiques s'est accentué", constate M. Lutz.

Grand écart

Ainsi, si l'UDC a tout de même progressé en Suisse romande en 2015, arrivant à 21% des votes en moyenne, c'est très loin des 32,9% que le parti conservateur obtient dans les cantons de langue allemande (un bond de 3,6% par rapport à 2011).

L'écart entre les deux régions linguistiques, qui était de 9,1% en 2011, est donc désormais monté à 12,9%. "C'est impressionnant", dit Georg Lutz. Le politologue l'explique ainsi: "En Suisse alémanique, l'UDC a présenté des candidats connus du grand public. En Suisse romande, il a manqué de personnalités fortes."

De plus, les affaires internes de l'UDC Vaud, ainsi que des candidats aux idées radicales comme Jean-Luc Addor en Valais, ont certainement débouché sur une dynamique négative dans quelques cantons et empêché une progression plus forte du parti en dehors de son cercle d'électeurs habituels, explique encore M. Lutz.

Dans l'aire italophone, M. Seitz constate un fort glissement à droite. Tous les partis y ont perdu des voix, sauf l'UDC et la Lega. C'est lié selon lui au contexte tessinois de la question des frontaliers, qui s'est déjà fait sentir lors de la votation du 9 février 2014 sur l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse. Les Tessinois l'avaient largement acceptée.

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ATS