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Le recul de l'UDC aux élections fédérales est un tournant, aux yeux de la presse romande. Le renforcement du centre va fragiliser le système politique et peser sur l'élection au Conseil fédéral du 14 décembre, considèrent lundi plusieurs éditorialistes.

La Suisse entre dans une "nouvelle ère, aussi multipolaire qu'indécise", analyse "24 Heures". Pour le quotidien vaudois, l'UDC paie "son manque de crédit dans les exécutifs et son rôle de contestataire permanent".

Un "coup d'arrêt sévère" a été donné à l'UDC, écrit "Le Temps". Le journal genevois estime que "le parti renvoie l'image d'une droite dure au moment où le pays devine qu'il faudra trouver des solutions au centre pour faire face à une situation économique qui s'annonce de plus en plus difficile et incertaine".

Le recul de l'UDC reflète une certaine lassitude d'une partie des Suisses notamment face à un discours sécuritaire monomaniaque, écrit "Le Matin".

L'UDC perd davantage que le PBD ne gagne, analyse "Le Quotidien Jurassien". Le vote montre que les aspirations du pays "commencent à s'écarter des peurs primaires agitées par la droite nationaliste" pour se porter sur les réelles préoccupations du pays en matière économique, sociale et environnementale.

Les Suisses n'ont plus confiance

La vraie redistribution des cartes a eu lieu au centre. Une bonne partie de la presse romande souligne le coup porté à la bipolarisation ayant marqué la politique depuis une dizaine d'années.

Pour "La Tribune de Genève", la montée en puissance du PBD et des Vert'libéraux a "explosé le centre de l'échiquier politique". Cette ruée signifie d'abord que les Suisses n'ont plus confiance dans les partis traditionnels.

Au Parlement, le centre-droit se renforce "dans l'addition de ses divisions", note le journal fribourgeois "La Liberté", pour qui cette fragmentation compliquera incontestablement la recherche de majorités parlementaires. "Place désormais à l'acrobatie, avec le peuple pour filet de sécurité".

"Un vent frais sous la Coupole", résume le quotidien valaisan "Le Nouvelliste", pour qui le résultat des élections "n'affaiblit pas vraiment la droite fédérale".

ATS