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Lars Olsen, ancien défenseur champion d'Europe avec le Danemark en 1992, prend grand soin de teinter d'une modestie absolue son discours de sélectionneur des Iles Féroé.

Mais les Féringiens ne feront aucun cadeau à l'équipe de Suisse, vendredi (20h45), en éliminatoires de la Coupe du monde 2018.

"La Suisse est la grande favorite de cette rencontre, commence le Danois. C'est une très bonne équipe, qui joue bien, qui avait mérité sa victoire 2-0 contre nous en novembre. J'ai vu son match contre la Lettonie (ndlr: 1-0 en mars) et, là aussi, il s'est agi d'une belle performance. Sans leur excellent gardien, les Lettons auraient pu perdre cinq ou six à zéro."

La posture adoptée par Olsen renforce l'image d'une sélection féringienne traditionnelle victime expiatoire des campagnes qualificatives. "Nous sommes un petit pays, une petite équipe, alors nous ne pouvons pas affirmer que nous obtiendrons un bon résultat. Nous pouvons juste l'espérer, tout donner et dresser le bilan de notre prestation après coup."

Puisqu'il est question de bilan, penchons-nous sur celui, récent, des Féroé. Les progrès sont indéniables depuis qu'Olsen a été nommé sélectionneur, en 2011. Pris dans l'aspiration du voisin islandais au développement footballistique admirable, les joueurs de l'archipel quittent peu à peu la caste des Andorre, Saint-Marin et autre Gibraltar, pour monter de catégorie. Les deux victoires obtenues contre la Grèce lors des éliminatoires de l'Euro 2016 avaient terminé d'en convaincre les insulaires.

Cette campagne de Russie se déroule du reste plutôt bien, compte tenu des standards féringiens. Cinq matches, cinq points - soit deux de moins seulement que la Hongrie (qui a été accrochée 0-0 à Torshavn durant la 1re journée) -, et la quatrième place du classement devant la Lettonie (défaite 2-0 à Riga) et Andorre (nul 0-0 dans la principauté). Bien sûr, le débarquement sur l'île d'un mastodonte comme le Portugal (6-0) renvoie les Féroé à leur condition d'artisans, eux dont la moitié du cadre est composée d'amateurs "qui travaillent sept heures par jour et vont ensuite s'entraîner", explique Olsen. Mais on parle là du Portugal champion d'Europe, avec Cristiano Ronaldo.

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ATS