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La Garde royale espagnole défilera à Madrid pour la fête nationale en Espagne.

KEYSTONE/EPA EFE/VICTOR LERENA

(sda-ats)

L'Espagne célébrait jeudi sa fête nationale, symbole de l'unité du pays menacée par la crise entre la Catalogne. Madrid qui lui a donné jusqu'au 19 octobre pour revenir sur sa déclaration d'indépendance si elle veut éviter la suspension de son autonomie.

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy et le roi Felipe VI doivent assister à la traditionnelle parade militaire dans les rues de Madrid pour commémorer la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492. A Madrid, où de nombreux drapeaux espagnols ornent les balcons, les forces armées doivent descendre le boulevard du Paseo de la Castellana situé en plein centre-ville.

Et pour la première fois depuis 30 ans, la police nationale est conviée à défiler pour reconnaître son rôle après les attentats djihadistes meurtriers du mois d'août en Catalogne. Elle est toutefois accusée d'être intervenue trop durement lors du référendum d'autodétermination, il y a moins de deux semaines.

A l'occasion de la fête nationale, le ministère de la Défense a publié une vidéo montrant notamment des avions de combat en action avec le haschtag #OrgullososdeserEspanoles, signifiant: fiers d'être Espagnols.

Manifestations à Barcelone

A Barcelone, deux manifestations pour l'union de l'Espagne sont également prévues. Mais l'humeur n'est pas franchement à la fête en Espagne, confrontée à sa plus grave crise politique depuis le retour de la démocratie en 1977, il y a quarante ans, avec la volonté des indépendantistes au pouvoir en Catalogne de forcer le divorce.

Mercredi, Madrid a enclenché le compte à rebours en donnant au président séparatiste catalan Carles Puigdemont jusqu'à lundi 10h00 pour "clarifier" sa position sur l'indépendance. Si le leader catalan persiste, ou ne répond pas, le gouvernement lui accordera un délai supplémentaire jusqu'au jeudi 19 octobre à 10h00 pour faire machine arrière. Il prendra ensuite le contrôle de la Catalogne comme le lui permet l'article 155 de la Constitution.

La suspension de l'autonomie, sans précédent depuis 1934, serait considérée par beaucoup de Catalans comme un affront. Elle pourrait déclencher des troubles dans cette région très attachée à sa langue et sa culture et qui avait récupéré son autonomie après la mort du dictateur Francisco Franco (1939-1975).

"On demande le dialogue et on nous répond en mettant le 155 sur la table. Entendu", a réagi Carles Puigdemont mercredi soir dans un tweet, ajoutant dans un second message: "Ils ont plus peur du dialogue que de la violence".

La tension entre les deux camps monte depuis l'organisation d'un référendum d'autodétermination interdit et contesté qui s'est tenu le 1er octobre dernier, émaillé de violences policières. Les séparatistes disent l'avoir remporté avec 90% des voix et une participation de 43%, des chiffres invérifiables en l'absence d'une commission électorale indépendante.

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ATS