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Fabrice A. n'a pas voulu demander pardon aux proches d'Adeline, car il craignait que ce geste ne soit mal interprété et considéré comme une moquerie.

KEYSTONE/FREDERIC BOTT

(sda-ats)

Au dernier jour de son procès, vendredi, Fabrice A. a pris la parole comme la loi l'y autorise. Il voulait demander pardon aux proches d'Adeline. Il y a toutefois renoncé pour ne pas ajouter de peine aux souffrances qu'il leur a déjà fait endurer.

"J'avais l'intention de demander pardon, mais je trouve ce geste vertigineusement dérisoire par rapport à ce que j'ai causé", a indiqué le prévenu. "J'ai causé une peine inhumainement insupportable et je ne veux pas en ajouter une autre en donnant le sentiment que je me moquerais d'eux".

L'accusé a également parlé de son intention de tout faire pour évoluer dans le bon sens. "Pour accéder à une thérapie, les experts qui m'ont examiné disent qu'il faut que je passe par un effondrement. Je vais trouver mon psychiatre et faire en sorte d'atteindre cet état avec lui, car je n'y arriverai pas seul".

Avant ces derniers propos de l'accusé, son avocat Yann Arnold a plaidé. Il a estimé que Fabrice A. n'avait pas prémédité son meurtre, mais uniquement son évasion. Il a demandé au Tribunal d'examiner la circonstance aggravante de l'assassinat et de ne pas prononcer une peine de prison à vie.

Il s'est aussi opposé à une mesure d'internement à vie, qu'avait requise jeudi le procureur général de Genève Olivier Jornot, appuyé en cela par la famille d'Adeline. Pour M. Arnold, les experts sont incapables de se prononcer sur le risque à long terme de Fabrice A. sur le plan clinique.

Pour M.Arnold, l'internement classique suffit pour assurer la sécurité de la société et prévenir le risque de récidive. "Il est difficile de déceler les préoccupations secrètes de Fabrice A., mais pas impossible", a-t-il ajouté. "Ne privez pas Fabrice A. de tout espoir", a-t-il conclu.

Le Tribunal criminel de Genève rendra son verdict mercredi prochain, à 17h00.

ATS

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