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Le procès pénal lié à la faillite du groupe Erb en 2003 s'est ouvert lundi devant le tribunal de district à Winterthour (ZH). Rolf Erb, fils du fondateur du groupe mort en 2003, est accusé d'escroquerie, de faux dans les titres et de dommages aux créanciers.

Le Ministère public accuse le dernier patron du groupe familial d'avoir trompé les banques pendant des années grâce à des bilans manipulés et falsifiés. Il aurait notamment caché que les entreprises du groupe étaient surendettées.

Château à Selenstein

Alors que le groupe allait être mis en faillite, Rolf Erb s'est accordé le château d'Eugensberg à Selenstein (TG), propriété du groupe. La valeur du bâtiment est estimée à 27 millions de francs.

Rolf Erb, 60 ans, est aussi accusé d'avoir donné à sa partenaire et ses fils jumeaux âgés d'un an des immeubles et des actions d'une valeur globale de 10 millions de francs. Le groupe devait 2,2 milliards de francs à ses créanciers.

L'origine du groupe Erb remonte à 1920 avec la fondation d'un atelier de réparations à Töss (ZH). Au moment de la faillite, le conglomérat regroupait dans quatre holdings pas moins de 82 sociétés et employait 4900 collaborateurs, dont 2900 en Suisse.

Tentative de report

Rolf Erb a tenté de faire reporter le procès. Une semaine avant la première audience prévue, il a annoncé vouloir remplacer ses avocats d'office par deux défenseurs de son choix et qu'il leur fallait du temps pour prendre connaissance du dossier.

Pour expliquer sa décision, Rolf Erb a indiqué qu'on lui avait prêté de l'argent pour engager des avocats. Le président du tribunal a refusé la demande. Le procès devrait durer deux semaines.

ATS