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Un squelette de dodo restauré est désormais exposé au Musée vaudois de géologie à Lausanne. De tels fossiles sont rares, précise Robin Marchant, conservateur de géologie et paléontologie.

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

Le squelette d'un dodo restauré est désormais visible au Musée de géologie à Lausanne. Jusqu'ici, ses ossements étaient exposés en pièces détachées et peu de visiteurs s'apercevaient de sa présence. Pourtant de tels fossiles sont rares.

Disparu il y a moins de quatre siècles, le dodo, cette sorte de pigeon que l'on croyait grassouillet, fait aujourd'hui partie de l'imaginaire de l'homme. Surtout depuis qu'il a été incarné par le célèbre personnage Dodu dodo dans l'émission éponyme de la Télévision suisse romande dans les années 80.

"Mais il semble qu'il n'était pas particulièrement dodu. On pourrait plutôt le comparer à un cygne", raconte jeudi à l'ats Robin Marchant, conservateur de géologie et de paléontologie juste à côté du spécimen. D'un poids moyen de dix kilos, l'animal endémique de l'Ile Maurice marchait, ne volait pas et peut-être nageait-il.

Désormais, les visiteurs du Musée cantonal de géologie à Lausanne peuvent découvrir ce squelette dont les fossiles sont "rarissimes", précise l'institution. Et d'ajouter que "seuls quelques autres grands musées dans le monde possèdent un squelette aussi complet".

Mal mis en valeur

Reste que cela fait plus d'un siècle que le musée possède ces ossements. En 1907, dans le cadre d'un échange, il en avait en effet reçu une cinquantaine d'un propriétaire du principal gisement de dodos à l'île Maurice.

Mais jusqu'ici, ces fossiles n'étaient guère mis en valeur aux yeux du grand public. En plus d'être éparpillées, les pièces étaient présentées de manière peu accessible. L'étiquette ne mentionnant que le nom scientifique de l'animal: "Didus ineptus".

Des moulages

Cette page est désormais à moitié tournée. Les visiteurs peuvent en effet aujourd'hui observer ce squelette d'oiseau d'une longueur d'environ 60 centimètres au milieu de la grande vitrine des vertébrés. Les quelques ossements manquants ont été rajoutés sous forme de moulages.

Mais les indications pour le trouver sont toujours assez discrètes. Et cette opportunité si rare se perd un peu au milieu d'une vaste collection.

A noter qu'en parallèle à cette nouveauté, la section dédiée à l'évolution des dinosaures vers les oiseaux a été transformée. De nouveaux spécimens ont fait leur apparition et les visiteurs peuvent découvrir des "dinos" herbivores, un vélociraptor ou encore un archéoptéryx. L'entrée du musée est libre.

www.unil.ch/mcg

ATS