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Roger Federer était forcément déçu après sa défaite subie en finale de l'US Open face à Novak Djokovic. "J'ai manqué trop de points importants", pestait-il.

"J'ai eu des opportunités dans ma raquette. Je n'aurais jamais dû me retrouver mené deux sets à un et 5-2 dans le quatrième set", soulignait le Bâlois, qui n'a converti que 4 de ses 23 balles de break (1/11 sur les deuxièmes balles de service du Serbe). "Et c'est décevant d'avoir raté trois balles de 5-5 dans la dernière manche", ajoutait-il. "Il ne m'a rien donné. Mais je n'ai pas l'impression qu'il a élevé son niveau de jeu dans ces moments-là. J'ai gâché trop de balles de break. J'aurais pu, j'aurais dû mieux faire sur ces occasions", se lamentait-il.

Est-il plus compliqué d'affronter Novak Djokovic dans une rencontre disputée au meilleur des cinq sets? "Les conditions étaient moins rapides ce soir (réd: dimanche soir). Il n'a jamais fait aussi frais depuis un mois. Ce n'est pas pour cela que j'ai perdu, mais c'est un fait. Il est donc plus dur d'être agressif pendant toute la durée d'un match. Pourtant, j'y suis parvenu. Mais j'ai raté les points qu'il ne fallait pas. Il a toujours pu faire la course en tête, et c'est plus facile à gérer", expliquait-il.

"Face à Novak, je dois jouer de manière plus agressive que face aux autres joueurs. Je prends donc plus de risques. C'est normal de chercher à le pousser sur la défensive afin de l'obliger à réussir des passing shots. Si je rallonge l'échange, il s'en sort beaucoup mieux. Aller de l'avant, c'est vraiment la bonne façon de jouer face à lui. Je dois juste mieux doser ma prise de risques", précisait encore un Roger Federer très lucide.

Le Bâlois voyait tout de même quelques motifs de satisfaction. "C'était probablement mon match le plus long de l'année, et j'ai tenu le choc sur le plan physique. J'en suis très heureux. Je n'ai pas connu de difficultés. Je suis également satisfait d'être parvenu à évoluer à un très haut niveau pendant si longtemps. Cela prouve que le travail acharné effectué entre les matches et aussi pendant l'intersaison paie", soulignait-il.

"Je parviens régulièrement à battre les meilleurs. C'est génial d'avoir pu dominer les nos 1 et 2 mondiaux à Cincinnati (réd: Andy Murray était alors classé au 2e rang mondial)", se réjouissait-il. "Je suis très content de mon jeu en ce moment. Je prends beaucoup de plaisir. Mais il n'est jamais rigolo de perdre une finale de Grand Chelem. Je sais que j'ai fait un grand match, mais je l'ai perdu. Ce n'est pas tous les jours que l'on vit de tels moments, et c'est dur de m'être incliné", soufflait-il.

ATS