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Tennis - Ce n'est pas Roger Federer qui empêchera Novak Djokovic de s'adjuger un quatrième tournoi du Grand Chelem consécutif.
Le Bâlois (no 3) s'est logiquement incliné 6-4 7-5 6-3 en 2h05' en demi-finale de Roland-Garros face au Serbe (no 1), qui défiera le sextuple vainqueur Rafael Nadal (no 2) dimanche au stade ultime de la compétition. Il devra donc patienter pendant au moins un mois avant de songer à un 17e titre majeur.
A la peine depuis le début de la quinzaine, Roger Federer n'a donc pas réédité son exploit de l'an dernier, lorsqu'il avait sorti Novak Djokovic en demi-finale après avoir livré l'un des meilleurs matches de sa carrière. Il a certes su élever son niveau de jeu au moment d'affronter le Serbe, mais la constance lui a grandement fait défaut.
Le vainqueur de l'édition 2009 a alterné le meilleur et le pire dans une rencontre qui fut repoussée de 35' en raison d'une averse survenue à l'issue de l'échauffement. Le meilleur, c'est lorsqu'il prenait à la gorge son adversaire pour s'offrir un break d'avance tant dans le premier set (où il mena 3-2 service à suivre) que dans le deuxième (où il mena 3-0 puis 4-3 et même 5-4 service à suivre). Le pire, c'est lorsqu'il accumulait les fautes directes (46 au total, contre 17 pour Nole) et laissait le Serbe se relancer dans les deux premières manches puis prendre nettement le dessus dans la troisième.
Très efficace à la relance avec 7 balles de break converties sur 10, Novak Djokovic a pu se contenter d'attendre son heure dans cette demi-finale. Le résident monégasque, qui avait cherché la confrontation l'an dernier en tentant de pratiquer le même tennis offensif que le Bâlois, avait parfaitement retenu la leçon. Il a évolué cette fois-ci dans le registre qu'il maîtrise le mieux, durcissant les échanges pour faire parler ses qualités de défense et de contre.
Nole (25 ans) fera figure d'outsider en finale face à un Rafael Nadal monstrueux jusqu'ici. Le Serbe, qui avait écarté quatre balles de match en quart de finale face à Jo-Wilfried Tsonga (no 5), doit tout de même se sentir quasiment invincible malgré les deux défaites consécutives subies ce printemps sur terre battue face à Rafa (Monte-Carlo et Rome)
Le no 1 mondial reste sur trois finales de Grand Chelem remportées face à l'Espagnol (Wimbledon et US Open 2011, Open d'Australie 2012). Reste à savoir s'il saura gérer une pression qui sera plus forte sur ses épaules que sur celles de Rafael Nadal. Il serait simplement le troisième joueur de l'histoire à s'adjuger les quatre tournois du Grand Chelem de manière consécutive, après Donald Budge (1938) et Rod Laver (1962 et 1969).

ATS