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L'État érythréen perçoit manifestement des impôts sur ses citoyens établis ou réfugiés en Suisse. L'illégalité de cette pratique n'est pas encore établie. Mais les enquêtes de la police fédérale tournent à plein régime.

La télévision alémanique publique SRF a révélé ces informations mercredi.

Que l'Erythrée perçoive un impôt sur ses concitoyens vivant à l'étranger n'est pas en soi problématique. Mais il n'est pas permis qu'il le fasse sur le territoire suisse sans autorisation expresse de la Confédération, a expliqué jeudi sur les ondes de la radio SRF Nicoletta della Valle, directrice de l'Office fédéral de la police (fedpol).

Les faits en question sont considérés comme des "Actes exécutés sans droit pour un Etat étranger". Entre aussi en ligne de compte l'usage de la coercition et la menace, a déclaré la directrice de fedpol. Jusqu'à présent, il n'y a toutefois pas de preuves de ces activités pénalement répréhensibles, malgré des enquêtes répétées.

"Nous avons besoin de personnes qui sont prêtes à collaborer avec la police et à témoigner", selon Mme della Valle. Pour l'instant, des témoignages sont livrés dans la presse, mais jamais lors des processus d'enquête.

Peur en jeu

La directrice de fedpol estime que les gens concernés ont peur - de leurs propres concitoyens et du régime érythréen. Dans l'émission de télévision de la SRF, des Erythréennes et des Erythréens ont ouvertement déclaré payer cet impôt de 2% au consulat général à Genève ou directement au pays.

Fedpol espère pouvoir transmettre le dossier au Ministère public de la Confédération d'ici la fin de l'année. "Nous enquêterons jusqu'à obtenir des faits solides", a-t-elle encore dit.

ATS