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Une femme de 65 ans a comparu jeudi devant le Tribunal de police de Genève pour atteinte à la paix des morts. Elle est accusée d'avoir donné, sans y avoir droit, son accord à l'exhumation du cadavre de l'ex-roi du Burundi, Mwambutsa IV, mort à Meyrin en 1977.

Les faits remontent à 2012. La prévenue, qui vit en Suisse depuis 1979, a permis l'exhumation de la dépouille du monarque. Elle agissait à la demande de sa demi-soeur, fille dudit roi, et du gouvernement burundais, qui voulaient rapatrier le cadavre pour des funérailles nationales. Le roi avait régné pendant 50 ans jusqu'à son renversement en 1966. Il avait ensuite obtenu l'asile en Suisse.

Une nièce du roi s'est opposée au transfert du cadavre. Dans son testament, Mwambutsa IV exprimait sa volonté de rester enterré en Suisse, au cimetière de Meyrin. Or sa dépouille a été exhumée en mai 2012. Elle est depuis entreposée aux pompes funèbres. Un jugement civil devrait tomber dans le courant de l'année pour décider si elle restera à Meyrin ou si elle sera enterrée au Burundi.

Respect du défunt

Devant le Tribunal de police, la prévenue a expliqué qu'elle ne pouvait pas aller contre la volonté de la famille, du gouvernement et du peuple burundais. "J'ai considéré qu'il y avait des personnes plus proches du roi pour décider de son sort. La princesse m'a demandé de signer l'accord." Elle estime que la dépouille du roi doit être rapatriée au Burundi, où elle sera reçue avec les honneurs.

L'avocat de la prévenue, Alain Marti, a relevé combien sa cliente s'est toujours montrée respectueuse envers le défunt. Elle a emprunté de l'argent pour ériger un monument sur sa tombe, à la place de la simple croix qui y figurait. Elle a aussi renouvelé la concession au cimetière, ce dont la dernière compagne du défunt ne voulait pas se charger, selon elle.

Sur du néant

Plaidant l'acquittement, l'avocat a indiqué que l'ayant droit est la princesse. Or celle-ci a donné son accord à l'exhumation. "Toute cette procédure repose sur du néant. Ma cliente a fait ce que sa demi-soeur lui demandait", a souligné Me Marti, qui a dit être aussi l'avocat du gouvernement burundais dans cette affaire. Le jugement sera rendu par écrit.

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ATS