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Des politiciens tessinois et des représentants de l'économie s'appuient sur une nouvelle étude pour exiger un deuxième tube autoroutier au Gothard avant la rénovation du tunnel. La stratégie du Conseil fédéral de fermer partiellement ou complètement le tunnel aurait de "graves conséquences".

Le gouvernement tessinois est parvenu à la conclusion que la construction d'un deuxième tube est inévitable, a déclaré Marco Borradori, conseiller d'Etat tessinois en charge de l'économie (Lega). Il s'exprimait au nom du Comité pour l'achèvement du Gothard qui avait convié lundi la presse à Berne.

Face aux travaux de remise en état du tunnel, qui ne pourront pas être renvoyés au-delà de l'année 2025, la Confédération préconise, comme meilleure variante, une fermeture totale durant plusieurs années. "Nous ne pouvons pas supporter un seul jour d'isolement", a martelé M. Borradori.

Le projet présente des risques multiples pour l'économie nationale et en particulier pour le Tessin, a indiqué le conseiller national tessinois Fabio Regazzi (PDC). A l'appui de ces déclarations, il cite une étude réalisée par l'Institut de recherches économiques de Bâle sur les conséquences socioéconomiques en cas de fermeture prolongée du tunnel.

Eviter une hausse du trafic

Pour faire face à la réfection du Gothard, il faut envisager la construction d'un deuxième tunnel autoroutier, selon son co-auteur Silvio Borner. "Cette solution permettrait en effet de respecter totalement les différents intérêts en jeu, y compris la disposition constitutionnelle qui impose de ne pas augmenter la capacité du trafic routier".

Il s'agit d'une alternative défendable et avantageuse, tant du point de vue de la fiabilité de la liaison, que de la sécurité routière. Selon M. Borner, il est "inadmissible" de comparer les coûts d'une fermeture totale (1,2 à 1,4 milliard de francs) avec ceux d'un second tube (2,8 milliards).

ATS