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Lausanne a accordé le permis de construire pour la reconstruction du Parlement vaudois à la Cité, coeur historique de la ville. Le Grand Conseil sera saisi ce printemps du dossier. Il décidera de l'avenir du projet, dont le toit gris a suscité la polémique.

"Le projet retenu est optimal", a déclaré mardi devant la presse François Marthaler, le chef du Département des infrastructures. Explications et experts à l'appui, le conseiller d'Etat s'est efforcé de convaincre qu'il s'agit de la meilleure solution du point de vue technique, écologique, esthétique et financier.

Dès le début, deux matériaux étaient envisageables pour le toit: l'acier inox étamé, de couleur grise, ou le cuivre, plutôt brun orangé. La commission de construction a écarté le cuivre, trop polluant, plus onéreux et dont la couleur s'oxyde et peut virer au vert ou au brun foncé, a expliqué Jean-Christophe Châtillon, chef de projet au Service immeubles, patrimoine et logistique (SIPAL).

Plus d'autonomie énergétique

L'inox étamé va se patiner, pas se dégrader. Le revêtement ne sera pas lisse: il jouera avec la lumière. Cette couleur plus douce allège la volumétrie de la toiture, a ajouté le spécialiste.

Yves Roulet, chef de section au SIPAL, a répondu aux critiques sur l'imposante volumétrie du toit pyramidal et asymétrique. "Cette toiture est indispensable au concept climatique du bâtiment", a-t-il dit. Le futur Parlement répondra aux normes Minergie-Eco et sera quasiment autonome du point de vue énergétique.

Le conservateur cantonal Laurent Chenu a apporté son appui à un projet qui trouve sa place parmi les bâtiments historiques - très divers - de cette "Acropole lausannoise". "On ne peut pas mettre la Cité sous cloche. Il faut permettre la confrontation entre ce patrimoine historique et un projet contemporain".

ATS