Toute l'actu en bref

Le monde sportif helvétique a donné son accord définitif et enthousiaste au lancement de la candidature "Sion 2026. Des Jeux au coeur de la Suisse" pour l'organisation des JO d'hiver 2026 en Suisse.

Suivant l'avis du comité exécutif de Swiss Olympic (SOA) exprimé le mois dernier, le Parlement du sport de SOA a dit oui à l'unanimité au projet lors d'une réunion à la Maison du sport à Ittigen (BE).

Les délégués des 36 fédérations des sports olympiques affiliés à SOA ont donc sans surprise approuvé la candidature, qui associe les cantons du Valais, Vaud, Fribourg, Berne et les Grisons. Le projet doit permettre de susciter un nouvel élan pour les sports d'hiver et le sport en général, dans un cadre "à dimension humaine" tel que le prévoit le nouveau concept Agenda 2020 du CIO. Celui-ci souhaite un certain redimensionnement de l'événement, après le gigantisme d'éditions passées comme Sotchi en 2014. Dans ce nouveau contexte, qui remet au centre le développement durable et le concept "d'héritage", les promoteurs de la candidature helvétique estiment avoir toute leur place et de très bons atouts. D'autant que la tendance serait au "retour à la montagne" pour les sites hôtes des JO d'hiver.

L'ensemble des 86 fédérations affiliées à SOA (plus seulement celles des sports olympiques) ont, dans un deuxième temps, logiquement encore approuvé - toujours à l'unanimité!- la contribution de 8 millions de francs de Swiss Olympic pour la phase de candidature internationale, soit un tiers des 24 millions nécessaires (les deux autres tiers étant apportés par la Confédération et les cantons).

"Il s'agit d'un projet fédéraliste et réalisable, qui regroupe quatre cantons plus un (Valais, Vaud, Fribourg, Berne, plus les Grisons comme canton associé, pour le bobsleigh à St-Moritz)", a relevé le président du comité de candidature Jean-Philippe Rochat. L'avocat vaudois en a appelé à l'"enthousiasme" de l'ensemble du monde sportif et souligné qu'il s'agissait d'un "projet de rupture" par rapport à Sotchi 2014. "Ces JO 2026 offrent une grande opportunité de positionner la Suisse dans le développement durable et de démontrer la qualités de ses infrastructures de transports. Le projet doit aussi permettre de mobiliser le bénévolat et de mieux encore ancrer le sport dans la population suisse", a-t-il notamment relevé.

M. Rochat a évoqué des "Jeux différents". L'Agenda 2020 donne la possibilité d'organiser des JO sur plusieurs sites, il n'y a donc pas besoin de tout construire. Du coup, le budget s'annonce relativement limité (1,5 milliard de francs). Sur cette somme, la CIO doit mettre à disposition 650 millions. De nombreuses infrastructures existent déjà ou seront de toute façon construites, notamment les patinoires.

La route est cependant encore longue pour les promoteurs. Dans moins d'un an, en février 2018, la candidature suisse "Letter of Intent") devra être officiellement déposée auprès du CIO. Auparavant, le Conseil fédéral aura préparé son message sur le financement des Jeux, attendu pour septembre 2017, avant d'être mis en consultation auprès des Chambres fédérales et des cantons, lors du premier trimestre 2018. La décision finale sur le message par le Conseil fédéral est prévue pour mai 2018, les Chambres devant se prononcer lors de la session d'automne 2018 (octobre à décembre 2018). La visite de la commission d'évaluation du CIO est prévue durant l'hiver 2018-19.

Il faudra bien sûr entre-temps convaincre les populations concernées, car un ou des référendums, suivant la hauteur de la contribution demandée aux cantons concernés, pourraient avoir lieu. Le cas échéant, la tenue référendaire est prévue dans la deuxième moitié de l'année 2018.

Enfin, la désignation de la ville hôte des JO 2026 par le CIO sera faite durant l'été 2019.

ATS

 Toute l'actu en bref