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Traverser un carrefour en une fois à Genève ou Lausanne? Mission quasi impossible, selon actif-trafiC (image symbolique).

KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

A Lausanne et Genève, les piétons perdent trop de temps aux feux rouges, qui ne restent que brièvement verts. A La Chaux-de-Fonds, les voitures sont trop nombreuses en raison du stationnement gratuit, révèle un test de "marchabilité" réalisé dans les trois villes.

Dans la cité horlogère du canton de Neuchâtel, les piétons sont particulièrement entravés dans leur parcours par un grand nombre de véhicules. En cause, un mauvais entretien de la chaussée et le stationnement gratuit.

A certains endroits, les voitures sont parquées sur les trottoirs, obligeant les piétons à emprunter la route et les exposant à divers dangers, fait savoir l'organisation actif-trafiC. Elle a publié vendredi une étude sur la mobilité piétonne dans les trois plus grandes villes romandes.

C'est d'ailleurs à La Chaux-de-Fonds que les conflits avec les véhicules motorisés sont les plus fréquents. La ville neuchâteloise obtient un score "suffisant" (64%), contrairement à la cité de Calvin qui excelle (92%) à ce niveau.

A Genève et Lausanne, la qualité globale des aménagements est plutôt bonne. Néanmoins, certains tronçons posent un réel problème, à l'instar de trottoirs trop étroits dans la ville du bout du lac. Mais le "point noir" des deux métropoles lémaniques réside dans les feux de signalisation. Ceux-ci sont mal régulés et les piétons doivent souvent attendre de longues minutes au rouge.

Un tiers du temps au feu

Forte de cette observation de terrain, actif-trafiC a mené un test complémentaire sur la part du temps à patienter au feu rouge sur un parcours donné. Sur 10 minutes de trajet, un piéton passe en moyenne environ 3 minutes à attendre que le feu devienne vert. À Genève, le temps d'attente au feu rouge représente jusqu'à 40% du temps du trajet entier. Il atteint même plus de 50% dans la capitale olympique.

Par ailleurs, il est quasiment impossible de traverser un carrefour en une fois, à moins d'y aller au pas de course, souligne l'étude. Il est donc nécessaire de synchroniser les feux verts des traversées autour des carrefours et de rallonger de manière notable la durée de chaque feu vert, demande l'organisation.

Pour elle, ces tests démontrent que les autorités disposent d'une nette marge de manœuvre pour améliorer la condition des piétons et encourager les parcours à pied en ville. Les prochaines analyses porteront sur la mobilité piétonne dans les périphéries, où la situation est souvent plus dégradée que dans les centres.

"Bons" en moyenne

Pour l'étude, deux parcours, l'un par les grands axes et l'autre par les rues calmes, reliant la gare à l'hôpital de chacune des trois villes ont été analysés. Ils varient entre 2 et 2,6 kilomètres. Tous les parcours se révèlent en moyenne "bons", à l'exception du trajet par les grands axes de La Chaux-de-Fonds, seulement "suffisant".

Un bon score à relativiser selon Thibault Schneeberger, co-secrétaire d'actif-trafiC: aucune ville n'a de parcours "très bon" ou "excellent", c'est donc un résultat "plutôt moyen".

Ce test se base sur celui publié en novembre 2016 par la branche alémanique d'actif-trafiC (umverkehR). Il comparaît huit villes d'outre Sarine. La méthode est la même: évaluer à l'aide de plusieurs critères la qualité des tronçons (trottoirs, rues), des traversées (passages piétons, feux rouges), des arrêts de transports publics et des places.

ATS